Afin de conclure cette semaine consacrée au bilan de 2009, penchons-nous maintenant sur quelques épiphénomènes constatés.
Les jeux de voitures en 2009
Un point rapide pour noter que l’année 2009 a été incroyablement remplie au niveau des sorties question jeux de caisse. On peut dire que les amateurs ont été comblé, tant la qualité a été au rendez-vous. Forza Motorsport 3 a su d’ailleurs tirer son épingle du jeu pour venir titiller la référence Gran Turismo, dont le tant attendu cinquième opus ne sera disponible qu’en 2010. Pour rester sur la série de Polyphony Digital, rappelons qu’une déclinaison PSP de la franchise a vu le jour, malheureusement amputée du mode de jeu principal. 2009 a aussi vu le retour de la série Need 4 Speed. Un retour de qualité avec l’opus Shift, après des années de jeux médiocres. Bouclons la boucle avec Colin McRae DiRT 2, Race Driver GRID ou, dans un genre un peu différent : FUEL et Motorstorm PSP. Une année bien remplie.
La fin des jeux musicaux ?
Genre roi des deux derniers exercices fiscaux annuels, les jeux musicaux tirent un peu la langue en 2009. Les ventes sont moins au rendez-vous que par le passé. En même temps quoi de plus normal quand on voit comment EA et Activision inondent nos boutiques avec des titres souvent hors de prix. Entre Rock Band Beatles, Guitar Hero V, Metallica, Van Halen ou Lego Rock Band, ça commence à faire beaucoup. Mon seul regret : cette surexploitation a nuit à DJ Hero, un jeu très réussi et différent de ses comparses. Mais on va pas pleurer non plus.
Le paradoxe de la Wii
Encore une fois, l’année de la Wii a été étrange. Croulant sous les titres casuals mal fignolés, mais aussi de qualité (Wii Fit Plus ou Wii Sport Resort), la console a pourtant échoué à rassembler un public gamer autour de jeux comme Madworld ou The Conduit. Je ne parle pas de l’échec de Modern Warfare premier du nom, tant sortir un produit comme ça, deux ans après sa mise en vente initiale et sans se douter que les fans de FPS l’avaient déjà achetés sur next-gen me paraissait vouer à l’échec dès le départ. Mais le plus troublant avec la Wii, c’est qu’elle est aussi devenue le refuge de quelques titres originaux, audacieux et très gamer. A Boy and his Blob, Muramasa the Demon Blade ou Little King Story se sont avérés être d’excellents jeux, en marge des productions classiques, mais qui n’ont pas rencontré leur public. Peut-être sur d’autres plate-formes ? En tout cas, malgré ce qui a été dit, il y avait de quoi trouver son bonheur sur Wii en 2009 si on est un gamer chevronné.
Le RPG en 2009
Mine de rien, 2009 a vu débarquer les dernières itérations des deux plus grosses séries de RPG à la japonaise. Dragon Quest IX est sorti sur DS en juillet et Final Fantasy XIII a fait les beaux jours de la PS3 en décembre. On parle ici bien sûr de sortie nippone, les versions européennes de ces titres étant prévues pour 2010. Ce qui est amusant, c’est que chacun à leur façon, ces deux titres ont bouleversé les séries auxquelles ils appartiennent. DQ a opté pour l’aventure en coopératif, FF a adopté une structure sans villages, ni shop. Je ne vais pas m’étendre plus sur le sujet, n’ayant pas touché à ces deux softs, mais nul doute que nous en reparlerons.
L’année 2009 du RPG ne s’est pas limitée à ces deux mastodontes. Sur DS par exemple, on eu droit à quelques remakes de chefs d’oeuvre du genre comme DraQue V ou Chrono Trigger. N’oublions pas de citer des titres comme Persona 4, Magna Carta II ou Tales of Vesperia, qui ont aussi marqué 2009. Pour finir sur la branche nipponne du jeu de rôle, soulignons la sortie de Dissidia Final Fantasy ; un jeu de baston rassemblant les héros et méchants des univers des jeux de Square. Pas le premier essai dans le genre (Tengai Makyo avait déjà subi le même sort à l’époque), mais un développement original. Que les rôlistes à l’occidental se rassurent, ils n’ont pas été oubliés. Bioware a refait parler de lui en 2009 pour offrir l’excellent Dragon Age, digne successeur des Baldur’s Gate. On attend impatiemment Mass Effect 2 pour 2010.
Au final, l’année 2009 a été un très bon cru pour le genre RPG, malgré le peu de jeux japonais next-gen de qualité. Le genre est donc toujours partagé, entre tradition et modernité, versant japonais ou occidental, mais on ne peut nier qu’il tente constamment d’évoluer.


