Castlevania Le Manga

Après les adaptations de Warcraft et Suikoden III, les éditions Soleil (maison d’édition qui montre depuis leur coup de génie avec Lanfeust) se lancent dans un diptyque plutôt étonnant mais ô combien satisfaisant pour les fans boys de la première heure que nous sommes. C’est depuis le 28 novembre 2007 que le premier tome de la micro série Castlevania est disponible, elle ne reprend non pas l’intégralité de la série mais le second épisode PS2 : Curse of Drakness qui narre les déboires de Hector et Isaac, deux Devil Forgemaster. Déjà le manga coûte 7.50 euros, ce qui n’est pas donné surtout pour un ouvrage de format classique, de papier plutôt moyen et ce ne sont pas les trois pages couleurs du début qui vont justifier ce prix. Pour les habitués de la douce Kojima, la character designer star de la série, la chute va être brutale, car le dessin de Sasakura Kou (qui est aussi scénariste) n’est pas vilain, il est juste très classique et fait vraiment pâle figure face aux merveilles d’Ayami.

Côté scénar, cela semble fidèle, le manga débute alors qu’ Isaac vient de se voir confier la mission par Dracula de s’occuper d’un mystérieux chasseur de Vampires, qui n’est autre que Trevor Belmont. On retrouve ensuite Hector blessé, recueilli par une certaine Rosaly, dans un village reclus mais où les habitants ont déjà peur du nouveau rescapé. Enfin le tome ce termine par un flash-back sur Isaac juste avant l’arrivé de Hector dans le château du Prince du mal. Bon je n’ai fait aucun spoil, mais pour l’instant c’est assez fidèle, le hic, c’est qu’il ne reste qu’un manga pour clore l’intrigue et ce premier chapitre n’a fait que survoler les bases. La construction scénaristique est même assez bizarre par rapport aux événements racontés. Mais cela nous en parlerons le 18 février 2008, lors de la sortie du tome 2 de Castlevania, où nous ferons un point sur l’adaptation scénaristique du manga et par la même occasion nous ferons un point complet sur l’histoire de Curse of Darkness, et ça, ça fait plisir…

Petit bonus néanmoins, à l’achat du manga Castlevania, vous trouverez un petit hors-série du magazine spécialisé Role Playing Game. Celui-ci traite de la saga dans sa globalité, des géniteurs, en passant par une présentation de la société Konami jusqu’à un petit descriptif de chaque volet. Bien fait, ce booklet reste très sommaire, mais laissera sur leur faim les gros mangeurs de vampire. Ne chipotons pas, c’est déjà une belle occasion de retrouver l’équipe d’Oblivion dans un exercice qu’on aurait aimé plus poussé, mais idéal pour le grand public qui ne connaît pas la série.