Pour la troisième année consécutive, nous étions au Toulouse Game Show, le premier grand salon consacré aux jeux vidéo, manga, culture asiatique et science fiction à Toulouse. Et comme chaque année, nous vous proposons un compte-rendu des deux jours que nous avons passés là-bas, à la seule différence que cette fois, nous n’étions plus exposants (pas de magazine papier, donc rien à montrer), mais visiteurs. Une bonne manière pour profiter du salon.
Oui, participer à un salon comme le TGS en tant qu’exposant peut-être frustrant. Bien sûr, c’est toujours un plaisir de voir les gens défiler à notre stand, de pouvoir discuter, leur parler de nos projets, etc., mais il devient dès lors impossible de profiter de l’ensemble du salon, des animations et des conférences. Ces conférences justement se sont avérées être un très bon point de ce cru 2009.
Au programme : des thématiques variées, abordant les divers pans culturels mis en avant par le salon. Notons d’abord la présence d’Epitech (l’école d’informatique), ou encore du Centre culturel franco-japonais de Toulouse. Ensuite, les fans auront également pu poser des questions aux membres des équipes de Nerdz et de Noob (deux séries diffusées sur Nolife). Ensuite, la conférénce Bernard Minet s’est avérée surprenante et très intéressante, de par la présence de Gérard Salesses (compositeur de la très grande majorité des génériques français de dessins animés japonais, mais aussi des albums de Dorothée ou Hélène). En effet, le débat est vite partie sur le fonctionnement d’AB Productions (responsables des émissions jeunesse de TFI à l’époque et qui a donc eu une influence considérable de tous les enfants que nous étions alors), mais aussi sur l’envers du décor de la création des génériques. Pressés par le temps et sans forcément connaître réellement le contenu du dessin animé, Gérard Salesses a pourtant créé des mélodies aujourd’hui cultes. Passons maintenant à la causerie autour de Corin Nemec. Si ce nom ne vous dit rien, sachez qu’il s’agit de l’interprète de Parker Lewis (le gars qui perd jamais), héros d’une série de notre jeunesse. Je me suis rendu à la conférence car j’étais un gros fan de cette série étant petit. J’ai alors découvert que Corin Nemec avait aussi joué dans Stargate SG 1, ou encore Star Ving, web-sitcom possédant de nombreux fans sur la toile. J’y ai surtout découvert un acteur super disponible, très sympa et plein d’humour. Une bonne surprise.
Console Syndrome étant un site de jeux vidéo, je vais tout de même m’attarder un peu plus sur la conférence Nolife. Pour ceux qui ne connaissent pas encore (et qui n’ont pas lu mon article dédié, posté la semaine dernière), il s’agit d’une chaîne de télé disponible via l’ADSL. Et comme vous devez le savoir, je suis un grand fan de Nolife et des deux personnes derrière sa création : Sébastien Ruchet et Alex Pilot. Ce dernier avait d’ailleurs fait le déplacement à Toulouse pour nous parler de son projet, accompagné par Suzuka Asaoka, la très énérgique présentatrice de Tokyo Café. Comme attendu, le débat s’est avéré passionnant. Remercions tout de même Alex Pilot d’avoir participé à l’événement, sachant qu’il a passé la nuit précédant l’ouverture du salon à bosser encore et toujours sur les émissions de la chaîne. On le sentait donc fatigué, mais cela n’a pas empêché sa passion de s’exprimer. Je vous met d’ailleurs une vidéo, capturée par notre reporter de l’extrême Kamoon, où Alex répond (en partie, la vidéo ne couvre pas l’intégralité de la réponse) à la question suivante : « Est-ce que, malgré les soucis de trésorerie, la chaîne Nolife ressemble à l’idée que vous vous en étiez faite en la lançant ? ». Certes le son n’est pas optimal, mais le propos reste intéressant. En tout cas, rien que pour ça, le déplacement au TGS en valait la peine.
D’une manière plus globale, le salon a poursuivi sur sa lancée, en proposant divers animations (projections d’animé, cosplay, des tournois de jeux vidéo) qui ont su ravire les visiteurs sur place. Et malgré la fréquentation, en hausse comparée à l’année précédente, la circulation était bien plus aisée, l’agencement des stands étant mieux établi. En furetant à droite à gauche, nous pouvions alors découvrir le très grand stand Ankama, offrant des sessions de Dofus 2.0, rencontrer Marcus, le célèbre animateur télé qui signait des autographes afin d’étancher la file d’attente qui se profilait devant son stand, ou encore discuter avec l’équipe de Pix’n Love, présente pour la troisième année consécutive sur le salon.
Ce TGS demeure donc une réussite, mais on commence à sentir le concept un peu à l’étroit dans le complexe Diagora de Labège. Il paraît évident que le salon gagnerait à se recentrer sur le centre ville de Toulouse (et son Parc des Expos) afin de pouvoir accueillir plus de visiteurs (20 000 étant vraiment la limite dans le contexte actuel). Il serait alors plus accessible, via le metro. Bien sûr, ces considérations n’engage que moi et je me doute que le problème est bien plus compliqué. Mais il serait intéressant pour le salon de passer ce cap afin de se développer encore plus. Je termine par un petit coup de gueule envers les éditeurs de jeux vidéo, carrément absent du salon. Certaines bornes permettaient tout de même de s’essayer aux dernières sorties vidéoludiques (Forza 3, Tekken 6, Resident Evil Darkside Chronicles ou encore Tatsunoko vs Capcom), mais on en aimerait plus. Un peu à la manière de ce qu’il se passe à la Japan Expo, au Micromania Game Show ou au Festival du Jeu Vidéo, là où des créateurs font le déplacement et où des exclus françaises sont mises en avant. Et pour finir, pourquoi ne pas rêver d’associer le salon avec une date toulousaine pour le Vidéo Games Live ?
Rendez-vous jeudi pour une mise à jour avec plus de photos du salon.
CouCou




