Conférence privée Microsoft – TGS 2007

Le TGS n’est pas encore lancé (il se déroulera du 21 au 23 de ce mois-ci) que Microsoft dévoile l’artillerie lourde dans une pré-conférence où l’on a pu voir des jeux qui pourraient attirer un public nippon (Last Remnant, Smash Court Tennis 3, Gundam Musou, Ace Combat 6, Beautiful Katamari Damacy, Devil May Cry 4, Dynasty Warriors 6). Mais le choc, le séisme, le cataclysme de cette conférence fut la présentation live de 15 minutes de jeu de Lost Odyssey par Monsieur Sakaguchi himself. Enjoy…

Petit rappel. Lost Odyssey est le second jeu de Mistwalker, et, détail en passant, Sakaguchi sera plus impliqué dans ce projet que Blue Dragon car il est aussi à la tête du studio de développement, à savoir Feel +. Pour ce qui est de l’histoire vous contrôlerez Kaim Argonar, un guerrier condamné à vivre pendant mille ans (dans les grandes lignes). Et enfin, le jeu sortira en décembre au Japon et en janvier et février aux States et en Europe respectivement.

Mais aujourd’hui nous allons nous attarder sur la présentation de 15 min donnné par Hironobu. Celle-ci commence, comme vous avez pu le voir, à un point de sauvegarde. Sakaguchi dirige Kaim, avant d’arriver sur le flan d’une montagne où on peut déjà constater qu’un temps de chargement est présent durant la transition intérieur/extérieur. Cependant il est bien moins long que ceux de Blue Dragon (de même pour la transition map/combat), maintenant savoir si c’est inadmissiblequ’on en trouve dans une production next gen ou pas, c’est en fonction de la tolérance de chacun. Mais continuons. Une fois dehors, on tique sur la magnificence des décors, c’est sublime.Petit reproche néanmoins, quand Kaim se meut, on a l’impression qu’il glisse sur le décor. Cela a son charme et donne un cachet retro (ça fait penser à Cloud qui surfe sur la map de FF VII). Dès ces premiers instants on remarque également une petite carte visible en haut à droite. C’est un détail anodin, mais j’espère qu’il y aura une map complète de disponible pour chaque donjon tellement ceci fait défaut à BD. Deux – trois pas plus tard, une cut-scène intervient. Rien à signaler à part le fait que les persos sont admirablement modélisés et designés (Inoue, tu es un dieu !). De plus, la réalisation est dynamique et fait intervenir les protagonistes dans des encarts, façon 24. S’en suit une longue scène où un prince (ou roi) en armure de St Seiya passe à deux doigts de mourir empoisonné. Je ne comprends malheureusement pas le japonais, mais si j’arrive à chopper une version sous titrée, je reviendrai vous faire un point dessus. Retour au jeu et à cette montagne, mais sous le coup d’une pluie diluvienne. Kaim adopte à présent une posture spéciale pour avancer. Soudain le premier combat intervient (petite larme). On est sûr à présent que les ennemis ne sont pas visibles à l’écran, et les combats interviendront donc aléatoirement, comme à l’époque. Pour ce qui est du tour par tour, c’est assez bizarre car il y a bien une barre de visualisation comme dans Blue Dragon et FF X mais qui ne s’affiche qu’après que le choix des actions ait été accompli. Elle n’est donc présente continuellement, comme les exemples cités, ce qui annule bien évidement tout son intérêt. Néanmoins, le dynamisme est de rigueur avec, là encore, une réalisation péchue au service du joueur avec des gros plans bien choisis et un système d’attaque physique plutôt sympa (mais pas révolutionnaire) où il faudra appuyer au bon moment sur une touche pour accentuer la force du coup (comme pour Squall et sa gunblade dans FF VIII). Chose marrante, on remarque dans ce premier combat l’apparition d’un Kelolon, un monstre de Blue Dragon, qui pouvait intervenir en tant qu’état second et qui s’affiche comme le Pampa de FF ! C’est sans doute la futur mascotte de Mistwalker. Après plusieurs joutes, Sakaguchi nous montre qu’on peut déplacer et zoomer la caméra sur la map et ainsi rechercher des détails, pas forcement visibles aux premiers abords. Dernières cut-scène, où les trois héros s’expriment. Le doublage est de grande qualité (tout comme la version US que l’on avait aperçu dans les trailers) et on entend enfin la voix du héros (qui est extrêmement grave). Une sublime cinématique en CG (mettant en scène un flash back de Kaim) intervient avant l’affrontement avec un boss où le Maître Sakaguchi s’inflige un game over mémorable pour clore cette présentation.

Pour ma part, j’ai trouvé cette présentation très enthousiasmante, Lost Odyssey dévoile petit à petit ce que j’attends de lui. C’est-à-dire un RPG adulte se basant sur ce qui existe chez les ténors du genre, et qui ne révolutionera pas le jeu de rôle. Pourtant il apportera son lot de nouveautés (gameplay et technologique). Les quelques musiques entendues dévoilent un Nobuo (Uematsu) en grande forme et le chara design est juste merveilleux. Le reste du jeu dans son ensemble va être, je pense, mémorable.

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