Dragon Ball Z Sparking, c’est fini ?

Dragon Ball Z Sparking, ou Budokai Tenkaichi, le comble de l’abus de licence à en croire certains. Voilà un sujet qui peut surprendre et qui est loin de faire l’unanimité mais avec l’arrivée du « tout frais » Burst Limit sur PlayStation 3 et XBOX 360, j’ai souhaité revenir sur ce projet original qui n’a peut-être pas eu l’occasion de prouver sa singularité, ne serait-ce que par son orientation commerciale en occident. Retour sur une série encore toute fraîche qui semble déjà bien loin au vu de la nouvelle mouture de la licence proposée par Namco Bandai.

Dragon Ball Z Sparking, c’est quoi ?
Première clé de cette trilogie, une ambition folle et un jeu tout neuf profitant de l’œuvre de Toriyama en version télévisée comme jamais. Que d’insistance sur cette part d’inédit me direz-vous, mais c’est le but de cette réflexion (pour ne pas dire hommage). Car si la série a bien un domaine de prédilection, ce sont les jeux de combat. Depuis la Mega Drive jusqu’à la génération actuelle, toute machine bien implantée a eu droit à son jeu de combat conventionnel, parfois accompagnés de concepts plus particuliers (Card Games, RPGs, jeux de stratégie) et la NES avait même commencé avec un jeu d’action aventure réussi mais toutefois assez modeste. Mais si Bandai a eu un coup de génie, cela a été en confiant sa poule aux œufs d’or à Spike. Fini la baston conventionnelle, place aux effets, à la liberté, à la fidélité quasi illimitée.

Quand le jeu vidéo épouse la série TV
Fantasme de tout joueur fanatique de l’épopée du saiyen légendaire, Spike a juré fidélité à la série. Claque visuelle pour la génération 128 bits, on se sent face au dessin animé avec une manette dans les mains. Ambiance, décors, mise en scène, doublage, musique, aucune fausse note dans tout ça et c’est bien la première fois. Oui, cette apologie aveugle n’est à prendre en considération que sur la version Japonaise du jeu, le genre d’évènement qui pousse à l’import pour réaliser ce vieux rêve, combattre sur les thèmes de légende de Dragon Ball et Dragon Ball Z. Nous souffrons encore du défaut de droits chez nous, c’est regrettable même si l’avenir rattrapera peut-être ce défaut. Mais au-delà d’une perfection sonore, la force réside dans la véritable simulation saiyenne. Fini les automatismes de la baston, toutes les fantaisies sont possibles. Fuyez, cachez-vous ou détruisez les vastes arènes pour démasquer les lâches. On en viendrait presque à rêver de la liberté d’un DBZ online mais avec cette touche incroyable. On parle donc du seul et unique véritable jeu de Dragon Ball Z.

L’avenir inconnu… ou pas
Après une telle déclaration pour un jeu à licence, que reste t’il ? Les yeux pour pleurer sans doute. L’abus commercial inhérent à chaque usage de la licence a fait de ce concept Sparking une version comme une autre. Trois versions publiée en cinq éditions sur deux machines différentes, c’est la terrible montée en puissance, l’update annuel pour les pigeons tels que moi qui aura empêché une autre reconnaissance. Je suis un utopiste parfois, et j’aurai aimé bénéficier d’un seul et même jeu rassemblant tous les éléments de Sparking, Sparking Neo et Sparking Meteor. Aujourd’hui Burst Limit revient sous la direction de Dimps et nous propose un espèce de Budokai revisité comme je vous l’expliquerai demain dans le test. Suite à la loi de l’update (puisque c’est une loi chez Namco Bandai apparemment), après les Burst Limit 2, 3 et plus, aurons-nous droit a nouveau à la recette Sparking pour la vulgariser d’avantage. Il y a peu de doutes à avoir si la firme juge les résultats suffisants et dans ce cas là, il est possible que cette déclaration d’amour envers ce qui peut déjà être considéré comme un abus devienne insensée, je suis le premier à le dire.