Déjà, cette conférence Ubisoft a mal démarré : Joel McHale (le héros de la série Community) n’est plus le présentateur de la soirée ! Vraiment dommage. Mais bon, pour commémorer les 25 ans de l’éditeur français, Yves Guillemot intervient et prend la parole avec son accent si particulier (qui permet à tous les français de comprendre aisément son anglais). L’anniversaire de la firme sera en tout cas régulièrement utilisé pour montrer des versions des franchises phares de la marque, telle qu’elles auraient pu être si elles avaient été développées il y a un quart de siècle. Passerons donc à cette moulinette temporelle : Driver, Ghost Recon ou Just Dance . Fun.
Comme l’an dernier, ça démarre très fort avec la présentation de Rayman Origins par Michel Ancel. Le monsieur est toujours aussi sympa et plein d’humour et son titre s’annonce grand. Le feeling rappelle énormément New Super Mario Bros Wii (coop à 4, le joueur une fois mort réapparait dans une bulle, le level design paraît ingénieux), mais le tout est transfiguré par une direction artistique incoryable. C’est sublime. Un gros coup de coeur.
Le tout se poursuit avec le grand retour de Far Cry, dans un troisième opus très réussi techniquement. Faut-il s’attendre à un monde ouvert ? En tout cas, la demo était assez scriptée. On reste dans le FPS avec le nouveau Brothers in Arms, qui pète carrément un câble pour aller lorgner du côté d’Inglorious Basterds (Tarantino peut réclamer des royalities). On continue de nous gaver de jeux guerriers avec Ghost Recon, devenu un TPS très orienté action.
Après Rayman, le second événement qui a fait battre mon coeur de gamer est la présentation du jeu Tintin. Basé sur le futur film du couple Spielberg / Jackson, le gameplay s’annonce déjà très varié. Attendons d’en voir plus.
Pour ne pas renier sa politique des dernières années, Ubi enchaine sur une séquence casual, prompt à faire retomber le rythme. Les Lapins Crétins posent leur bagage sur Kinect (Ubi a toujours été dans les premiers à exploiter un nouvel hardware ou accessoire) dans un titre usant de la réalité augmentée de manière plutôt sympa, tout en évoquant le vieil Eye Toy. Une question cependant : vendront-ils avec le jeu l’immense tapis violet de 15 mètres carrés sur lequel s’éclataient les démonstrateurs ? La conférence sombre encore plus dans la mollesse, en nous enchainant du combo Rocksmith (concept intrigant, qui pourrait permettre un perfectionnement réel pour ceux qui veulent apprendre la guitare ; à essayer), Just Dance 3 et Your Shape 2.
Le clou du spectacle reste la démo live d’Assassin’s Creed Revelations (sans oublier le fabuleux trailer). Même si on peut râler de l’opportunisme d’Ubi et de la stagnation du scénario de la metahistoire de cette saga, on ne peut que féliciter l’éditeur de parvenir à nous sortir un gros jeu par an, en agrémentant le gamplay de trouvailles bien senties.
Alors qu’elle démarrait sous les meilleures auspices, tentant de reproduire le coup de l’an dernier, la conf Ubisoft n’a pas tenu la distance. Encore une fois – et ce sera vraisemblablement le cas de cet E3 en général – tout ceci manquait de surprises. Le line-up est tout de même varié et le ton décontracté du show a fait du bien.

