On a beaucoup disserté sur Square Enix chez CS. En bien, en mal, mais il n’empêche que leur politique est très intéressante à analyser. Alors que dans CS 6 nous reprochions à l’éditeur numéro un des fans de RPG de trop se reposer sur ses lauriers et de capitaliser uniquement sur ses trois sagas phares (FF, DraQue, Kingdom Hearts), voilà que le géant nous fait maintenant mentir. Tout ceci grâce à une machine, la DS. Son succès sans précédent a réussi à déverrouiller le cœur des dirigeants de la société, qui lancent désormais des projets originaux, et qui nous rappellent l’âge d’or des deux anciens rivaux.
Fut un temps où la guerre sans merci que se livraient Square et Enix contribuait à l’essor du genre RPG. De nombreux titres de qualité sortaient de ces usines et faisait avancer les jeux de rôle. En plus des grosses sagas phares (déjà FF et DraQue à l’époque), chacun se sortait les tripes pour proposer de l’innovation et de la fraîcheur : Chrono Trigger, Live A Live, Bahamut Lagoon, Actraiser (bon, pas que des RPGs…), etc. Hélas, le succès aidant, et la fusion n’arrangeant rien, les deux compères, anciens ennemis, se vautrent aujourd’hui dans le luxe et l’argent. Et la prise de risque est rangée au placard. Résultat des courses ? Des pelletés de FF (FF XII et sa constellation), KH et ses spin-off (pendant, après, avant, au même moment à Santa Cruz), DQ et ses monsters swords joker arcade.
Mais il ne faut jamais cesser de garder espoir. Squix a adopté depuis fort longtemps la DS, et le succès phénoménal de cette dernière rend à l’éditeur japonais sa vigueur d’autrefois. Ainsi nous avons pu voir récemment débarquer le très réussi et très audacieux The World Ends With You que notre Orlando Bloom national a testé pour vous. D’ailleurs RaHaN de Gameblog.fr titrait « Quand Square Enix crée » en amorce de son article sur ce titre. Ceci correspond plutôt bien au propos du jour n’est-ce pas ? Et plus loin encore, même si cette fois le titre risque de rester cantonné à l’archipel nippon, l’éditeur à dévoilé le très innovant Nanashi no Geemu. Derrière ce titre imprononçable se cache un ersatz de Ring pour le scénario. Un jeu vidéo qui fait mourir 7 jours après s’y être essayé. Si le script pompe allègrement sur le grand succès d’horreur du cinéma asiatique, la partie gameplay est plus intéressante. La partie « réelle » se passe à la manière de Hotel Dusk. Vous dirigez votre personnages au stylet en tenant la DS verticalement. La réalisation est d’ailleurs de bonne qualité (allez zieuter la vidéo juste en bas) et à la différence du titre de Cing, les deux écrans dévoilent le décor. Lorsque le héros s’essaie au jeu vidéo maudit, il faudra alors prendre la DS horizontalement pour jouer à un ersatz de… RPG 8 bits. Joli clin d’œil, vous ne trouvez pas ? En tout cas, cela fait plaisir de voir un géant de l’industrie prendre quelques risques et proposer du neuf, bien aidé il faut le dire par le succès colossal de la DS et son public très hétéroclite.
