Le Festival du Jeu Vidéo 2010

Le Festival du Jeu Vidéo 2010 s’est tenu du 10 au 12 septembre à Paris, porte de Versailles. L’occasion pour l’équipe de Console Syndrome de partir à la découverte de ce salon français.

Si vous suivez l’actu régulièrement, vous avez du entendre parler de la création d’un nouveau salon en cette fin d’année 2010. Ce Paris Games Week, qui se tiendra fin octobre, est en fait l’initiative du SELL, le syndicat rassemblant les éditeurs de jeu vidéo. Il n’est donc pas étonnant que ces mêmes éditeurs aient décidé de boycotter le FJV de 2010, qui du coup, devait jouer sur ses spécificités pour convaincre un public toujours plus exigent.

Le FJV édition 2009 avait fait fort : des exclus en pagaille, des visiteurs au rendez-vous (on parle de 66 000 personnes) et une bonne réputation qui semblait faire de lui le nouveau salon fort en France. Ainsi, lorsqu’on passe par les portes de cette édition 2010, on est d’abord déçu de constater l’absence des stands éditeurs, et donc de titres jouables en exclu. Même si la Fnac proposait de nombreuses consoles offrant quelques jeux excitants (démo de Vanquish ou de Castlevania Lords of Shadow), il n’y avait rien de vraiment neuf à se mettre sous la dent. Un constat amer pour celui qui serait venu dans l’optique de tâter les nouveautés à paraître d’ici Noël prochain. Il fallait en effet fouiner un peu pour trouver les vrais attraits du FJV.

D’abord, le salon a pris le parti de mettre sur le devant de la scène de petits développeurs indépendants (Buyllypix, Cyanide, Swing Swing Submarine, chacun dévoilant ses projets en cours), qui ne souffrait alors plus de la concurrence avec un stand SEGA ou THQ, à la sono improbable. De nombreuses conférences ont également émaillé les 3 jours du salon et faisaient montre de thématiques variées, avec prestation au passage de Olivier Lejade (derrière l’excellent Soul Bubles), Emmanuel Forsans (directeur général de l’Agence Française du Jeu Vidéo) ou de Martyn Brown, co-fondateur de la Team 17 (Worms) et président du jury des Milthon de cette édition. Un petit mot d’ailleurs sur ces récompenses, chargées d’honorer les meilleurs développeurs européens (meilleur jeu PC ou console, meilleur direction artistique ou sound design, etc.) : Limbo et Heavy Rain se seront distingués au cours d’une soirée très sympathique, où le champagne a coulé à flot.

Le FJV 2010 proposait également des animations particulières, comme une étape de la World Cyber Games 2010 (compétition de e-sport), un grand prix Machinima (petits films utilisant le moteur de jeux) ou encore une déclinaison du Musée du Jeu Vidéo, privé de public depuis la fermeture de son site sur l’Arche de la Défense. Le stand du constructeur Samsung permettait enfin aux visiteurs de tester les bienfaits du jeu vidéo en 3 dimensions.

En somme, il est certain que cette édition 2010 du FJV a pu décevoir les gamers venus tâter du paddle et à la recherche de la dernière nouveauté. On peut aussi regretter que l’arrivée du Paris Games Week ait freiné l’ascension de ce salon qu’on imaginait prendre une place encore plus importante en Europe. Pourtant, la foule était bien présente et les curieux ont tout de même pu s’adonner à des activités rafraichissantes.

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