Les premières infos concernant Assassin’s Creed III sont tombées et elles se révèlent, à bien des égards, surprenantes.
Un peu à la manière de notre article sur le prochain Prince of Persia, ce texte sur AC III se base sur des renseignements récents et encore assez nébuleux. Encore une fois, il ne s’agit pas de descendre un soft dont on ne sait rien, ni de remettre en cause sa qualité (probable). Il s’agit juste de démarrer une réflexion autour des pistes connues à ce jour.
Vous le savez certainement si vous avez lu notre bilan 2009 : en ce qui me concerne AC II a été LE gros jeu de l’année passée. C’est dire si je guettais avec impatience la moindre news sur le troisième opus de la saga d’Ubisoft. C’est au cours d’un bilan financier qu’Yves Guillemot, PDG de l’éditeur français, a déclaré qu’AC III débarquerait entre avril 2010 et mars 2011 (pas de cycle de deux ans de développement cette fois), que ce volet serait doté d’un mode multi et que le scénario se placerait à la suite directe du second, avec Ezio pour héros. La dernière de ces infos paraît vraiment étonnante, mais il semble difficile de dire que M. Guillemot ne sait pas de quoi il parle.

La ré-exploitation d’un univers et du héros déjà connu paraît être en contradiction avec la philosophie présumée de la saga : chaque opus devait narrer la vie d’un ancêtre de Desmond Miles, ceci à des époques différentes. Ce qui est dommageable, c’est qu’AC II semblait boucler la boucle de l’histoire d’Ezio, un héros vraiment réussi et attachant, mais qui dispose désormais de peu de zones d’ombre. Si on met ce choix en parallèle avec la date de sortie, une hypothèse ressort fortement : Ubi surferait sur la vague d’AC II en sortant une sorte de spin-off, histoire de pouvoir prendre son temps pour le vrai AC III. Il est vrai que si la réalisation globale du hit d’Ubi demeurait excellente, pas mal de points techniques avaient tout de même pris un coup de vieux. La modélisation des visages en particulier avait du mal à passer après Uncharted 2. Et n’oublions pas le clipping, assez présent. L’idée d’un AC 2.5 donnerait donc aux studios de Montréal le temps de refondre la partie technique pour élever le niveau en vu du futur nouvel épisode original. Et pour ne pas faire du tort au bilan financier, la sortie d’un opus paraissait tout de même indispensable entre temps.
De ce point de vue – une hypothèse non confirmée je le rappelle -, l’apport d’un mode multi apparaît comme un gimmick, voire un argument artificiel frappé du sceau de la « nouveauté obligatoire ». Le but est de ne pas froisser les fans en innovant un minimum avec un mode dans l’air du temps. La démarche, si elle s’avère fondée, fleure bon l’opportunisme et paraît dommageable, un peu à la manière du nouveau Prince of Persia, délaissant l’univers créé pour surfer sur la sortie du film. A ce compte là, si on doit rejouer Ezio dans moins d’un an, pourquoi ne pas inclure directement dans cet AC III les deux DLC prévus pour la fin du mois ?
Responsable de beaucoup de bons jeux, l’éditeur Ubisoft souffle malgré le tout le chaud et le froid. Créateur de licences de qualité ces dernières années (le renouveau de PoP, Splinter Cell, Assassin’s Creed, Beyond Good and Evil), capable de repousser un projet histoire d’en améliorer la qualité (Red Steel 2, Splinter Cell Conviction, I’m Alive), le français fait parfois montre d’un sens du business un peu trop flagrant, parfois au détriment des envies des joueurs. Gare au retour de bâton…
Les premières infos concernant Assassin’s Creed III sont tombées et elles se révèlent, à bien des égards, surprenantes.
Un peu à la manière de notre article sur le prochain Prince of Persia, ce texte sur AC III se base sur des renseignements récents et encore assez nébuleux. Encore une fois, il ne s’agit pas de descendre un soft dont on ne sait rien, ni de remettre en cause sa qualité (probable). Il s’agit juste de démarrer une réflexion autour des pistes connues à ce jour.
Vous le savez certainement si vous avez lu notre bilan 2009 : en ce qui me concerne AC II a été LE gros jeu de l’année passée. C’est dire si je guettais avec impatience la moindre news sur le troisième opus de la saga d’Ubisoft. C’est au cours d’un bilan financier qu’Yves Guillemot, PDG de l’éditeur français, a déclaré qu’AC III débarquerait entre avril 2010 et mars 2011 (pas de cycle de deux ans de développement cette fois), que ce volet serait doté d’un mode multi et que le scénario se placerait à la suite directe du second, avec Ezio pour héros. La dernière de ces infos paraît vraiment étonnante, mais il semble difficile de dire que M. Guillemot ne sait pas de quoi il parle.
La ré-exploitation d’un univers et du héros déjà connu paraît être en contradiction avec la philosophie présumée de la saga : chaque opus devait narrer la vie d’un ancêtre de Desmond Miles, ceci à des époques différentes. Ce qui est dommageable, c’est qu’AC II semblait boucler la boucle de l’histoire d’Ezio, un héros vraiment réussi et attachant, mais qui dispose désormais de peu de zones d’ombre. Si on met ce choix en parallèle avec la date de sortie, une hypothèse ressort fortement : Ubi surferait sur la vague d’AC II en sortant une sorte de spin-off, histoire de pouvoir prendre son temps pour le vrai AC III. Il est vrai que si la réalisation globale du hit d’Ubi demeurait excellente, pas mal de points techniques avaient tout de même pris un coup de vieux. La modélisation des visages en particulier avait du mal à passer après Uncharted 2. Et n’oublions pas le clipping, assez présent. L’idée d’un AC 2.5 donnerait donc aux studios de Montréal le temps de refondre la partie technique pour élever le niveau en vu du futur nouvel épisode original. Et pour ne pas faire du tort au bilan financier, la sortie d’un opus paraissait tout de même indispensable entre temps.
De ce point de vue – une hypothèse non confirmée je le rappelle -, l’apport d’un mode multi apparaît comme un gimmick, voire un argument artificiel frappé du sceau de la « nouveauté obligatoire ». Le but est de ne pas froisser les fans en innovant un minimum avec un mode dans l’air du temps. La démarche, si elle s’avère fondée, fleure bon l’opportunisme et paraît dommageable, un peu à la manière du nouveau Prince of Persia, délaissant l’univers créé pour surfer sur la sortie du film. A ce compte là, si on doit rejouer Ezio dans moins d’un an, pourquoi ne pas inclure directement dans cet AC III les deux DLC prévus pour la fin du mois ?
Responsable de beaucoup de bons jeux, l’éditeur Ubisoft souffle malgré le tout le chaud et le froid. Créateur de licences de qualité ces dernières années (le renouveau de PoP, Splinter Cell, Assassin’s Creed, Beyond Good and Evil), capable de repousser un projet histoire d’en améliorer la qualité (Red Steel 2, Splinter Cell Conviction, I’m Alive), le français fait parfois montre d’un sens du business un peu trop flagrant, parfois au détriment des envies des joueurs. Gare au retour de bâton…
