Preview / Killzone 2

Février marque la sortie du très attendu Killzone 2 sur Playstation 3. Véritable killer-app en puissance, ce titre cristallise pas mal d’attente pour s’imposer comme l’un des fers de lance de la machine. Aujourd’hui, vous aurez droit à une preview du dernier jeu de Guerilla, en attendant un test complet pour plus tard. En effet, le jeu est déjà arrivé à la rédac il y a plusieurs jours, mais nous préférons attendre la sortie officielle pour dévoiler notre verdict, en étant certains d’avoir pu le retourner de fond en comble. Mais voilà de quoi vous faire patienter.

Cette version preview se base sur l’exploration des 5 premiers niveaux sur les 10 que compte la campagne solo. Alors, je n’entrerai pas dans les détails concernant l’histoire ou les subtilités de gameplay, mais je vais m’attarder sur le ressenti brut, obtenu une fois le jeu en main.

Killzone 2, on en a surtout parlé comme le futur mètre étalon de la PS3 niveau technique, et il faut dire que, graphiquement, ça en jette. A mon avis, sur le pur plan technique, le titre ne rivalise pas encore avec Gears of War 2 (normal quand on connaît la maitrise des gens d’Epic de leur moteur 3D). Mais esthétiquement, c’est sublime. Les niveaux sont vastes, les teintes de couleurs utilisées sont chaudes et la direction artistique est très cohérente. Ajoutez à cela des effets lumineux exceptionnels (la foudre, par exemple), et on obtient un visuel de grand standing, bien que le titre soit souvent très sombre. Niveau sensation, de jeu, rien à dire non plus. L’effet « guerre de tranché » est admirablement bien restitué (enfin, j’imagine, hein) et on se sent souvent dépassé par les évènements. Niveau mécanique de jeu, on se situe à mi-chemin entre Call of Duty (on arrive dans une nouvelle section, et une troupe d’ennemis débarque) et Gears of War (il est vivement conseillé d’utiliser le décor à son avantage pour sa cacher). Le système de couverture est d’ailleurs plutôt souple et agréable à utiliser, moins complet que GoW 2, mais certaines manip sont encore un peu délicates à effectuer (par exemple, la séquence : sortir son flingue une fois à couvert, viser précisément, et ajuster le zoom du sniper, vous demandera une contorsion des doigts).

Le rythme global de l’aventure est effréné, et la tension ne retombe jamais. Mais il manque tout de même des moments encore plus forts, histoire de rompre ce rythme, même s’il est trépident. Sur les 5 premiers niveaux, il n’y a pas vraiment de boss (ou alors juste à la fin) ou de séquence différente. Gears of War 2 avait su parfaitement proposer une aventure au rythme incroyable, mais en l’entrecoupant de moments encore plus fous (le boss marins, les phases en véhicule très dynamiques, etc.). La variété des ennemis est d’ailleurs loin d’être au rendez-vous. Il est aussi dommage de constater que Killzone 2 ne propose pas trop de phases scriptées qui font le charme d’un Call of Duty par exemple. Ainsi les moments de bravoure (explosion, destruction conséquente de décors, etc.) n’ont lieu que pendant les scènes cinématiques. Dommage. Dernier point, la durée de vie en solo s’annonce assez minus, étant donné qu’il ne m’a fallu qu’une petite aprem pour boucler la moitié des niveaux. Mais nous rentrerons plus dans les détails dans le test concocté par Kamoon et qui sera publié au moment de la sortie officielle du jeu de Sony.

En l’état, Killzone 2 s’annonce hyper trippant, à défaut d’original.