Si EA reprend le pas sur la simulation de foot, l’éditeur a encore pas mal de pain sur la planche avant de prétendre arriver à la cheville de la franchise concurrente de simulation de basket : NBA 2K. En plus, c’est sur à présent, Take 2 ne se ferra pas avaler par EA, il va donc falloir bosser grave, car l’écart entre les séries NBA Live et NBA 2K est énorme et grandit un peu plus chaque année.
Comme à chaque saison régulière, le nouveau NBA 2K nous fait plaisir sur ce que la franchise sait faire de mieux. Pas de grandiloquent, non, ça c’est pour les NBA Live, mais dans le subtile. L’animation, le gameplay, l’ambiance, les phases offensives – défensives toutes ces choses misent bout à bout, font de ce jeu le Top Spin du basket (et oui on ne peut plus dire PES pour parler du roi de la simu). Le petit problème c’est que ce volet 2K9 ne propose pas de vraies évolutions, tout est un peu mieux, le rythme des rencontres s’est un peu accéléré, les graphismes sont un poil plus léchés (flottement des maillots par exemple) et le gameplay en général a subit des nano changements, mais rien de transcendant. En gros voilà ce qu’il faut retenir de mes premières impressions sur le jeu : NBA 2K9 est sans conteste la meilleure simulation de basket, mais l’évolution apportée n’est pas digne d’un nouvel achat. Par contre si vous êtes sur du NBA Live, ou que vous n’avez aucun jeu du style et que vous êtes fan de basket américain : suivez le guide, je vais vous refaire le match.
C’est simple quand on lance une partie l’immersion est instantanée. Le zoom de la caméra est très important, on est vraiment près des stars. Une nouveauté sympa, le public est vraiment bien modélisé et il est à l’échelle des joueurs, c’est tout con, mais du coup on est vraiment dedans et l’on à pas l’impression de jouer avec des petites poupées désarticulées. L’entre deux se fait, la balle est entre vos mains, vous commencez à avancer vers le panier adverse et vous remarquez qu’il n’y a pas de bouton pour les gestes techniques (je sais que c’est le premier bouton que les gens cherchent). Et non, car dans NBA 2K tout se joue sur la position des joueurs, c’est dur à expliquer, mais je parle du changement de masse d’un joueur (on dirait que je parle d’un jeu de caisse). Et tout se passe comme ça. Un défenseur et un peu trop entreprenant, hop, un petit coup de stick sur la direction opposée et c’est un drible de killer qui le scotchera sur le parquet. De même pour les shoots, vous foncez vers le cercle pour un dunk atomique, mais un pilier vient vous coller un bash, hop, changez votre position une fois en l’air pour terminer sur un lay-up et laisser l’autre gros balourd faire l’oiseau. Pour la gestion de la défense et de l’attaque, c’est un peu pareil, tout se base les contacts et sur l’orientation des joueurs adverses vers un côté. En parlant de stratégie d’attaque, les puristes apprécieront l’attitude de l’IA. Vous serez surpris par exemple, par des piliers qui patientent après une contre-attaque pour faire ce qu’on appelle “le trailer” afin de finir la contre-attaque. Enfin, toujours dans ce souci de réalisme, tous les shoots et surtout à trois points devront être pris dans un « fauteuil », c’est-à-dire sans vis-à-vis. Un défenseur un peu trop collant et vos tirs se transformeront en air-ball ou en brique.
Au début c’est un peu laborieux, comme toute simulation, mais une fois les rudiments assimilés, c’est vraiment du plaisir en barre. Les habitués seront sûrement un peu déçus du manque de prise de risque, mais j’espère que pour les autres j’ai réussi à leur donner envie. Comme je le répète à chaque fois, c’est une pré-version, je ne sais rien du mode saison et du mystérieux (et très attendu) mode on-line.
