Annoncé en fin d’année dernière et disponible à la fin du mois au Japon, Phantasy Star Portable, ou PSP pour une bonne com’, s’est offert une démo jouable sur le PlayStation Network Japonais pour aguicher le public. Un aperçu du mode solo mais surtout une belle brochette de missions multijoueurs, premiers pas dans ce portage de Phantasy Star Universe. En effet, sous ce nouveau titre aguicheur se cache l’échec commercial PSU qui compte bien effacer sa mise à l’écart des salons pour tenter de suivre le million seller Monster Hunter.
Je ne reviendrai pas sur le contenu, puisque l’on retrouve Phantasy Star Universe et son extension dans cette version portable et je vais plutôt revenir sur l’expérience qu’il représente sur la console portable de Sony. C’est bien là la partie essentielle de cette version portable en multijoueurs. Alors j’annonce la couleur d’entrée, pas de mode infrastructure, là où tout aurait été parfait avec un véritable je en ligne, on se retrouve comme avec la série de chasse aux monstres de Capcom obligés d’œuvrer en réseau local jusqu’à quatre joueurs. Un bien grand défaut quand on regarde ces jeux aux atouts online indéniables. Mais soit, en grand amateur de la version Game Cube de Phantasy Star Online, le multi local n’est pas un défaut à mes yeux, je ne suis pas un partisan du online et je préfère parler à mes partenaires (même si j’ai aussi pratiqué depuis des pièces différentes…).
C’est la recette PSU que nous avons donc là, déception quand on attend du PSO mais bon, on n’est pas si loin du hit Dreamcast après tout et dès les premiers pas, la recette prend bien. Malheureusement, on arrive avant même de jouer au triste constat de ce mode multijoueurs. Là où l’on n’avait besoin que de cartes mémoires et de manettes en split screen, il faut quatre machines et autant de joueurs, c’était évident mais ça fait toujours la même sensation. Nous voilà donc l’espace de quelques missions embarqué dans cet univers tantôt coloré, tantôt très très terne, avec des couloirs, comme toujours. Et c’est vraiment dans ses sensations que le jeu tire la bonne carte, entre rivalités et entre aide, le jeu est bon, le jeu réemploie à peu près tout ce qui a fait le succès de PSO.
Et la nouveauté dans tout ça me direz-vous ? Eh bien rien à signaler qui ait pu me sauter aux yeux, j’aimerais le défendre mais l’espace des 20 niveaux d’expérience autorisés dans la démo et de la poignée de missions disponibles (assez conséquente pour une démo), on prend du plaisir mais pour ma part, ça a été revivre mes sensations bien connues, sans nouveauté franche. Je ne saurai que trop vous conseiller de vous faire la main sur cette démonstration, le jeu n’étant pour le moment prévu qu’au Japon. Rendez-vous le 31 juillet pour voir si le succès de Monster Hunter va faire des petits et donner peut être une explication au phénomène. A conditions que les quelques ajouts par rapport aux versions de salon feront des bons arguments pour cette version nomade.
