Preview / Pure

Pure, quel drôle de nom pour un jeu de course extrême ! Pure sensation (les produits laitiers ? Des sensations p… pardon ) ? Pure espace ? Pure vitesse ? Purée que de choses à dire rien qu’avec le titre du soft. Amoureux d’acrobaties en tous genres, fadas de sport extrême en pleine nature et passionnés de quads, mettez vos casques, ça va décoiffer !

Pure est un jeu développé par Black Rock Studio, rattaché à Disney interactive. Connaissant le passif du studio pour les courses nerveuses de Quad et autres engins motorisés, on comprend vite que Pure veut mettre sa touche dans la cour des jeux de courses à sensations. Dès le lancement de la démo, on se rend compte que l’on est face à un jeu léché dans son interface. Musique branchouille tendance Guitar Hero, avec un « Woman » décidément très à la mode en ce moment. D’entrée de jeu, on prend une petite claque avec les graphismes de Pure, c’est fin vaste et très naturel. Les sensations sont bonnes et l’on est content de cette prise de main rapide. Une ambiance fun et conviviale en somme.
Au contraire de Motorstorm, il n’y a point de sensation d’agressivité entre concurrent. Ici les nerfs sont tendus grâce à la sensation de course et les sauts de haute voltige. Les décors montagneux ont de quoi enchanter tous les amateurs de circuit « montagne russe » digne des jeux de courses les plus loufoques de l’arcade.

On commence la démo avec un didacticiel tout simple qui nous apprend les rudiments d’une maniabilité ma foi fort rapide à assimiler. Pour faire court, on accélère, on freine et on booste. Peu de chances de se faire bobo tant que l’on reste les fesses vissées à son siège. Mais l’affaire se corse avec les sauts et les figures. Les sauts sont simples à réaliser (direction bas puis haut, avant de décoller d’un tremplin). Pour les figures, nerf de la guerre dans Pure, il s’agit d’appuyer sur une touche et une direction pendant un saut tout en calculant le timing pour retourner à sa position de conducteur avant l’atterrissage. Cela permet ainsi d’éviter le drame en atterrissant les pieds et la tête sur le guidon.
Pour faire simple, Pure récompense les figures réalisées avec succès par l’augmentation du boost et en l’augmentant vous vous ouvrez progressivement la voie vers d’autres figures encore plus spectaculaires et vous offrant encore plus de boost. Mais attention, les nouvelles figures offertes avec l’augmentation des palliers de boost demandent plus de temps pour être réalisées.

Avec ce système de tricks qui rapporte du boost rapproche plus Pure d’un SSX que d’un Motorstorm. Le soft promet, bien sûr un mode multi pouvant accueillir jusqu’à 16 participants en mode online sera dispo (alléchant, non ?). Pure proposera aussi un large éventail de customisation des quads pour les rendre plus performants dans chaque discipline. Différents modes seront présents pour égayer encore plus le tout : de la course simple à la confrontation par score en accumulant un maximum de figures.

Voilà n’étant pas spécialement fan des jeux de course je me suis vraiment bien amusé avec cette démo. Il est clair que les jeux de course simulation ne sont pas à la mode en ce moment mais n’arrive-t-on pas à un trop plein de jeu de course extrême, entre Pure, Motorstorm Pacific Rift, Baja et autres ?
Après réflexion, ce qui me gêne avec cette recrudescence de jeu de course en milieu naturel c’est cette crainte qu’en fait, dûe aux capacités des consoles next-gen, il faille faire absolument de la vitesse (à grand renfort d’effet de boost), de la végétation et de vastes espaces naturels. Que restera t-il à tous ces jeux ? Sont-ils simplement des démos techniques dont l’intérêt s’érode de façon exponentielle avec le temps ? Quid du côté fun de Pure à long terme. La réponse la semaine prochaine.