Preview / Ryû Ga Gotoku Kenzan !

Il y a de cela trois semaine, Sega nous a offert deux démo de Ryû Ga Gotoku Kenzan ! Ce jeu fait parti des exclusivités de Sony et est attendu comme une source de revitalisation des ventes de la machine en territoire nippon.
Il faut dire que les deux épisodes précédents ont rencontré un succès conséquent. Ils s’inscrivaient comme des descendants de Shenmue et de GTA dans un Japon contemporain. Fort de leur ambiance et de leurs scénaris, ces deux jeux nous dépeignaient l’ambiance des quartiers chauds et de la mafia nippone. Les deux épisodes se targuaient d’une belle brochette d’acteurs et de jolis produits dérivés.

Avec ce volume trois de la licence, la donne a changé. Le soft ne se passe plus à notre époque mais au Japon féodal. Pour être plus précis, l’histoire se déroule cinq années après la bataille de Sekigahara (1600). Vous incarnerez le plus grand bretteur du Japon Musashi Miyamoto, qui lui aussi participa à cette fameuse bataille.
Cinq années se sont donc écoulées, Miyamoto Musashi décide de se la couler douce à Kyōto dans un quartier populaire et chaud du nom de Gion. A Gion donc, Miyamoto Musashi choisit de changer d’identité et se fait appler Kiryû Kazumanosuke afin de ne pas être dérangé. Ainsi, durant vos aventures dans ce quartier, vous pourrez tour à tour protéger, molester, racketter comme bon vous semble, tout cela, dans une ambiance pleine de geishas et de festivités, propres au quartier.
Mais l’histoire de cette démo se retrouve bouleversée par l’arrivée d’une petite fille qui, ayant entendu parler des services que pouvais rendre Kiryû à la populace, lui demande tout bonnement de tuer Miyamoto Musashi. Or la pauvrette ne sait pas encore que cet homme dont-elle veut la mort se trouve face à elle.

Vous l’aurez compris, ce troisième volume se veut riche en rebondissements car au fur et à mesure, le passé et certaines de ses vieilles connaissances vont venir rappeler Musashi à sa vie de combattant.

Parlons maintenant des démos. Autant vous le dire tout de suite, elles ne sont pas très longues. L’une vous propose de suivre un bout de l’histoire et l’autre quelques mini-jeux. Je me dois aussi de vous annoncer que si vous n’avez pas quelques bases en japonais, vous pouvez passer votre chemin car le jeu comporte énormément de textes à lire (sans furigana).
Honnêtement, je n’ai pas compris tous les dialogues (je n’ai fait que deux ans de japonais), mais j’ai pu saisir les ordres rudimentaires, et surtout les dialogues oraux. Car, oui, les dialogues non-contextuels n’ont pas droit à une retranscription audio.

D’un point de vue visuel et technique, on peut dire que ce soft n’est pas à la pointe de la next-gen. Cela reste beau, mais tout ceci manque de finesse. Par contre, on retrouve la touche de Sega, celle que l’on avait connu dans les Shenmue et les Yakuza. Le souci du détail et l’ambiance donnent l’impression au joueur d’être transporté dans ce quartier du Japon féodal. Les temples avec leur Torii à l’entrée, les maisons des plaisirs, les boutiques, les grandes processions etc.., tout y est.
L’environnement est coloré et à vraiment de quoi ravir les amoureux de cette époque. Par contre, on peut se poser des questions sur la taille des environnements proposés car le gros défaut des Ryû ga Gotoku c’est bien la restriction des zones. On espère que ce nouveau volet comportera plusieurs zones autre que Gion et pouvant donner ainsi une sensation de liberté au joueur.

Côté baston, Kiryû garde toujours des mouvements hachés et saccadés herités des anciens épisodes. Là aussi, on espère que sa panoplie de super coups et d’objets pourront rendre les phases de combat plus fluides et gracieuses. Il est à noter dans cet épisode que le héros apprend ses nouveaux mouvements en observant des animaux, lors de Quick Time Event (il parviendra à retranscrire leurs mouvements d’attaque). Beaucoup de QTE, aussi, dans les mini-jeux qui sont nombreux et très amusant. Dans la veine de Shenmue, ces à-côtés permettent aux joueurs de mieux s’immerger et s’amuser dans des activités quotidiennes comme le tir à l’arc, la drague dans les maisons closes ou des parties de dés endiablées.

Ce Ryû Ga Gotoku Kenzan a vraiment de quoi charmer, de part, son ambiance et son contexte historique, sans oublier la touche unique de Sega dans le genre. Reste à savoir si tout cela pourra apporter le succès à cette exclusivité de Sony. Quant à nous, pauvres européens, il est à se demander si ce jeu sortira un jour dans nos vertes contrées car après un Yakuza 2 passé aux oubliettes (Sega susurre une sortie hypothétique chez nous pour fin 2008) en Europe, on se pose des questions quant à une probable sortie de ce Yakuza 3. Pour finir, je conseille vivement aux personnes étant intéressés par ce jeu d’entamer la lecture des deux livres écrits par Eiji Yoshikawa, La Pierre et le Sabre et La Parfaite Lumière ainsi que le manga Vagabond de Takehiko Inoue