Preview / Secret Agent Clank

Développé par l’équipe de High Impact Games, Clank nous arrive seul à l’instar de Daxter dans Secret Agent Clank. Ce studio nous a déjà gratifiés du très réussi Ratchet & Clank : La taille ça compte et nous pouvons avoir confiance en ces anciens d’Insomniac Games qui avaient déjà pu faire leurs preuves sur les précédents opus PlayStation 2. C’est donc seul cette fois que le robot, comparse de Ratchet, va accomplir sa mission. A l’occasion d’une démo sur le Playstation Store américain et avant sa sortie à la fin du mois, premières impressions.

Tenue de soirée exigée

Pour ses débuts en tant que premier rôle, Clank fait les choses bien. Sur son 31, le robot dévoile ses charmes oubliant presque son apparence métallique au profit d’un costume du plus bel effet. Le jeu s’ouvre sur une parodie de la légendaire scène de suspension du Mission Impossible de Brian de Palma. Clank débute l’infiltration tout en finesse du musée quand il aperçoit un intrus bien moins subtil. Démasqué par les gardes, ce dernier n’est autre que Ratchet notre compère de toujours. Après une déclaration télévisée de notre comparse plutôt ambiguë, nous voilà à la tache pour démasquer ce qui nous semble être l’imposture du siècle. Rien de très original certes mais du fun comme toujours, simple et efficace, l’ambiance laisse place aux clins d’œil habituels allant jusqu’au 4 8 15 16 23 42. En bref, du Ratchet classique comme on ‘aime… mais sans Ratchet dans le rôle titre…

Le jeu est beau et propre, tout ce qu’il faut pour un titre basé sur la licence d’Insomniac. On retrouve tout ce qui fait la série dans les décors et les mécanismes de base du jeu. Certains vont peut être reprocher le manque de fantaisie mais comme je l’ai dit, ce classicisme répété est bien la marque de fabrique. Je rassure ceux qui craignent un jeu entièrement basé sur Clank, Ratchet sera jouable et l’est déjà en arène dans la démo ainsi que le fameux Capitaine Quark.

My name is Clank… Agent Clank

Bien plus loquace également, Clank nous offre de belles parodies pour un jeu d’espionnage et d’infiltration à l’ambiance réussie. Outres les parodies dans les cut-scènes, son phrasé gagne en classe et en finesse. Nous sommes là réellement face au James Bond de la gent robotique. Les dialogues le montrent déterminé, classe, sensuel… enfin, un peu déroutant pour ce personnage mais ça lui donne vraiment un charme supplémentaire. Pour lui pas besoin de clé à molette, les ennemis se frotteront à ses poings d’aciers. Clank maîtrise en effet les arts martiaux (encore un talent caché) et ses mouvements ne manquent pas de style. Clank peut aussi se glisser dans le dos de ses ennemis et les éliminer furtivement de quelques prises douloureuses. Sur la seule pression du carré, une séquence de quatre touches apparaît. A vous de la réussir dans le temps imparti sous peine d’être découvert. Des nouveautés qui varient un peu le gameplay même si elles peuvent vite devenir rébarbatives.

Guitar Robot

Sous ce titre ridicule, je le conçois, se cache l’art de l’infiltration robotisée. La raideur d’un gameplay PSP est là effacée pour donner aux véritables scènes d’infiltration style et souplesse. Ainsi, on ne les réalise pas vraiment pais à l’image d’un Rythm Game, on réalise une séquence en ryhtme qui est restituée par des saltos et cabrioles. On perd l’intensité, la finesse et la tension de ces situations au profit du fun mais surtout de la facilité côté développeurs. C’est original mais un peu frustrant, une vraie séquence de Quick Time Event aurait sans doute été plus judicieuse surtout quand on perçoit la volonté de donner du style au petit robot.

Comment résumer ce premier contact : un nouveau visage, un nouveau costume, de nouvelles possibilités. Certes tout n’est pas parfait mais on retrouve la sauce propre aux épisodes précédents avec l‘infiltration en plus. Cela donne ainsi le beau rôle au faire valoir de Ratchet avec une ambiance nouvelle. C’est prometteur en tout cas même si il faudra attendre une version définitive pour vraiment en juger. Rendez-vous à la fin du mois chez nous, si tout se passe bien.