Si la relative déception de ne pas pouvoir acheter le mag en kiosque pouvait décourager, les gens derrière InG@me Magazine avait prévu le coup à travers cette modeste commodité : commandez le premier numéro, frais de port gratuits, et recevez-le chez vous.
Magazine commandé, reçu ; feuilleté, découvert. Hélas, un mauvais timing, un manque de temps, et ce revue de presse ne voit la lumière qu’aujourd’hui. Passé la tourmente des fêtes de fin d’année – champagne, foie gras – je m’y plongeai à nouveau. Il était là, quelque part, rapidement exploré, attendant un regard bienveillant.
Clairement, si la couverture et la mise en page ne m’avaient pas de prime abord enchanté, on se rend compte que les choses faites avec simplicité ne sont pas forcément les plus mauvaises. Surtout quand le contenu suit. Et c’est le cas, ce qui, clairement, me fait d’autant plus regretter la tardive parution de cette revue de presse.
A la base, InG@me ne s’adressait pas forcément à moi : ayant délaissé les MMO depuis plusieurs années, je partais du principe que je ne m’y retrouverais pas. Mais un nouveau mag sur le jeu vidéo, c’est pas tous les jours que ça arrive, ça valait donc le coup de jeter un oeil.
En lisant l’objet de fond en comble, ce qu’on remarque assez vite, c’est cette propension à faire intervenir les joueurs, à les consulter. Ainsi trois joueurs donnent leurs attentes pour Cataclysm (au moment ou le mag sort), tandis que six pages sont dévolues à la guilde Wraith à travers l’interview de leur leader. Un peu plus loin, rétrospective sur le phénomène Alpha Légion – que je découvre pour l’occasion – guilde ultra dominatrice apparu entre 2004 et 2007 sur Dofus, puis enquête sur l’autre phénomène : Starcraft 2, et les Terrans, via certains des meilleurs joueurs français.
Le comble, c’est que je ne joue à aucuns des jeux cités mais que j’ai trouvé ça très intéressant. Bien sûr, on pourrait mettre ça sur le compte de mon naturel curieux – celui-là même qui me fait lire, malgré moi, un article sur les particules subatomiques – mais il me semble, finalement, que c’est le naturel et la simplicité du propos qui le rendent accrocheur, et cet aspect communautaire valorisé en couverture : « le magazine des communautés online ».
Le jeu vidéo est finalement très peu traité en amont – quelques pages de news ornent le début du magazine – et beaucoup plus en aval. Sans doute parfaitement conscients qu’une pelletée de news se déversent chaque jour sur internet – le communiqué de presse est roi – les membres de la redac et leur redac chef, Bobby Riot, auront préféré parler de ce qu’on oublie trop souvent dans l’affaire : les joueurs et l’expérience de jeu, par opposition à l’analyse et au traitement mécanique des tests de jeu.
Un dessinateur et une courte histoire parachève le mag. La liberté de ton et l’humour donnent la sensation de lire son journal, un matin, l’esprit encore embrumé et attendant une bonne tasse de café. Le tableau n’est pas forcément idylique (les images sont parfois un peu floues ou trop sombres, on aurait peut-être aimé voir un mag d’environ 80 pages passer sous la barre symbolique des 6€) mais l’essai est fidèle à ce qu’il entreprend : parler d’une communauté soudée par un loisir commun, tout en laissant la parole aux joueurs. Premier numéro, niveau 1, et on attend la suite avec curiosité.
Retrouvez le site du mag et son forum : http://www.ingamemag.com/
Pour commander le premier numéro, cliquez ici.
