Revue de presse / Role Playing Game, Hors-Série n°3

Dernier hors série en date du magazine Role Playing Game, sorti mi-avril, ce troisième numéro traite enfin du sujet de prédilection du magazine. Avec une première itération sur World of Warcraft et une seconde sur les jeux Ragnarok, l’équipe de RPG s’attaque enfin au jeu de rôle console, et plus précisément à l’éditeur star Square Enix. Est-ce que Oblivion et consort ont abordé la chose avec exhaustivité ? En ont-ils fait un traitement objectif ou totalement fanboy ? Est-ce que ce hors série vaut le coup ? Tant de questions que nous allons essayer d’élucider tout de suite.

Pour commencer une petite présentation de l’ouvrage. La couverture est d’une rare sobriété, tout à fait à l’image des jaquettes de l’éditeur évoqué. Le nom du magazine, un gros titre Square Enix, un blanc immaculé et les titres des plus grandes sagas de l’éditeur en second plan viennent orner la première et la quatrième de couverture. Très classe, je trouve cette présentation sublime, mais complètement gâchée par les deux images des posters contenus dans le magazine. Ceci a un but marketing évident, mais cela dénature entièrement le côté élitiste et sobre de la couv. Ensuite, ce hors série compte 80 pages, et est relié par une piqûre à cheval (agrafe). Je comprends qu’il faut économiser les coûts, mais cela enlève le côté précieux d’un mag relié par un carré collé (comme les numéros de RPG classique). Ce dernier est vendu 5.40 euro, soit 20 centimes de moins que le mag normal, qui lui, est de plus grande qualité. C’est une question de positionnement, ce n’est pas discutable, mais le rendu est ce qui est. Mais passons au gros du sujet, le contenu…

Première remarque, ce hors série ne traite pas de toute l’histoire de Square Enix (ce qui aurait valu plus d’un numéro), mais de la période 2004-2007. Pourquoi seulement trois ans ? Pourquoi ces années là ? La seule explication donnée est dans l’édito : « Le choix de ne traiter, pour le moment, qu’une partie bien définie des titres de Square Enix peu s’avérer surprenant, mais il nous paraissait primordial d’en profiter pour mettre en avant l’intégralité des sortie sur une période donnée et non pas de nous focaliser sur une saga spécifique. Cette décision nous a donné l’opportunité de proposer un contenu très visuel tout en allouant une place importante à des œuvres jugées sans doute trop underground pour passer nos frontières. » Cette tirade nous éclaire sur le fait qu’il y aura peut être d’autres hors séries sur le sujet et que ce numéro n’est en rien une bible, mais plutôt un bon gros récapitulatif.

Après une intro et une brève présentation de pas mal des têtes pensantes de la société, le magazine attaque l’énumération. Et là c’est le drame, Oblivion n’est pas un mytho, le magazine est en effet très visuel, ça reprend bien l’intégralité des titres de la section choisie, mais c’est surtout très succin. Certains softs ont une place préférentielle, comme DraQue VIII, Kingdom Hearts ou FF XII, qui comblent quatre pages, mais ces dites pages sont remplient d’illustrations et l’intégralité du texte aurait pu renter sur une seule. Les appréhensions se confirment, on est bien en face d’un catalogue grand public. Les textes sont bons, les anecdotes sont sympatoches, mais tous est survolé. Le plus important est que la démarche est complètement volontaire. En effet, pour la petite histoire, les hors série sont pour l’instant des magazines “commande” à l’initiative d’Anime Manga Presse (la maison d’édition). Le numéro un par exemple, a été fait car un big boss de la société était tout simplement fan de WoW. Oblivion face à l’adversité ne pouvait pas refuser. Pour ce troisième numéro, l’explication n’est sûrement pas la même, mais elle vise tout simplement un public fan de RPG, mais pas encore assez érudit pour apprécier ce que pourrait faire l’équipe de RPG en totale freestyle. Oblivion et son équipe en sont conscient, et s’en excuse même sur leur forum, mais un contrat est signé pour trois HS par an. Et un contrat est un contrat, et pour la bon survie de RPG, il doit être honoré. Vous l’aurez compris ce HS n’est pas essentiel pour tout fan de RPG qui se respect. Et si vous êtes en manque de lecture je vous conseil plutôt de vous tourner vers le numéro 8 qui sort demain, et qui contiendra plus de précisions sur la surprise du 24 mai.