L’article qui visait traditionnellement à revenir sur les évènements marquant de l’actualité du jeu vidéo change de forme à l’occasion de ce mois de novembre, devenant pour l’occasion une revue du web à part entière. En pratique, cela sera désormais l’occasion de revenir sur toute sorte de contenu, des évènements marquants aux articles de fond. Mais surtout d’honorer et de citer comme il se doit les sites à l’origine de ce contenu, via un lien et une citation partielle. Libre à vous, par la suite, d’en lire la totalité d’où il est extrait, voire traduit.
1 ) Anniversaire de la Super Famicom et de la Xbox 360 (via MO5.com , Electronista.com)
Joyeux anniversaire à la Super Famicom !
La Super Famicom a soufflé ses vingt bougies hier ! C’est en effet le 21 novembre 1990 que sort au Japon la console 16-bit de Nintendo. Console symbole de l’âge d’or de la 2D et de la rivalité entre Sega et Nintendo, elle demeure encore aujourd’hui l’une des favorites des joueurs. Certes, tout cela est subjectif, mais d’un point de vue purement démographique, beaucoup de joueurs et de journalistes d’aujourd’hui ont découvert les jeux vidéo avec cette machine… La suite.
Microsoft fête les 5 ans de la Xbox 360 sur un bilan mitigé. (Traduction partielle.)
Microsoft a récemment fêté le cinquième anniversaire du lancement de la Xbox 360. La console a été la première de la génération actuelle et est sorti le 21 novembre 2005, environ un an avant la sortie de la PS3 et de la Wii. Le système fut à ce moment-là un des plus chers disponibles, juqu’à 399$ pour un modèles Premium 20GB avec simplement ethernet, mais a depuis baissé à 250$ pour le modèle slim avec un disque de 250GB et le wifi de série. La suite.
2 ) Baton avec friandise pour The Witcher 2 (via Joystiq.com)
CD Projekt s’inquiète du piratage – en particulier dans la mesure ou cela concerne le prochain jeu du studio, le RPG The Witcher 2 – et de manière compréhensible. En tant que jeu exclusivement solo, The Witcher 2 est particulièrement adapté au piratage. Toutefois, le développeur polonais espère ainsi contrer les acquisitions illicites en poursuivant avec obstination les personnes qui profiteront du jeu illégalement. Marcin Iwiński, co-fondateur de CD Projekt, disait récemment à Eurogamer que « nous en sommes en train de signer avec des cabinets juridiques et des sociétés de surveillance de bittorrent » pour pourchasser les joueurs qui auront téléchargé illégalement The Witcher 2.
Ces personnes recevront une lettre leur demandant de payer une amende – la somme n’a pas été révélée, mais ce sera probablement plus que le prix du jeu. Bien que cela ressemble quelque peu aux mesures anti piratages de la RIAA, Iwiński explique que « Nous ne cherchons pas être sévères, mais il est possible que cela arrive à certaines personnes ayant téléchargé le jeu illégalement ». Autrement dit, ne forcez pas CD Projekt à utiliser sa grosse voix, parce que cela leur fera plus de mal qu’à vous. (Traduit.)
C’est sans doute passé inaperçu mais à l’occasion de la sortie de The Witcher 2 CD Projekt a effectivement décidé d’engager un cabinet d’avocat et une société de collecte d’adresse IP pour lutter contre les téléchargeurs illicites. L’ironie de la situation veut que le jeu paraitra sur Good Old Games (qui appartient à CD Projekt), une plate-forme qui met à disposition des jeux dépourvus de DRM, et que ces derniers auront tôt fait de se retrouver sur les différents réseaux P2P. Chez CD Projekt, on fait ce qu’il faut pour vous coller une praline. On se dira que ça ressemble sans doute un peu trop aux pratiques d’extorsion qui ont cours de l’autre côté de l’Atlantique.
3 ) Un vétéran de Black Ops parle des jeux vidéo et du monde réel (via Gamasutra.com)
Très intéressant entretien avec un militaire vétéran qui aborde la question des FPS type Call of Duty (traduction partielle) :
« Bien sûr que je m’inquiète » dit Hammersmith. « Il y a beaucoup d’études qui abordent actuellement la question, ‘pourquoi les gens aiment tant les jeux vidéo qui permettent de tuer’ ? En quoi est-ce à ce point intéressant ? »
Même l’académie navale s’intéresse à ce sujet, Hammersmith reprend « Il me semble qu’à la fin des années 80 une personne a calculé qu’il avait dû y avoir 15 minutes de paix dans le monde depuis que l’histoire existe », se remémore-t-il. « Nous avons, pour une raison quelconque, un penchant pour faire du mal à notre propre espèce. Peut-être que les jeux vidéo témoignent de cet état de fait. » Lire l’article en intégralité.
4 ) Le gouvernement lance des idées de régulation (via strategie.gouv.fr)
Face à l’essor des jeux vidéo, la question de la régulation de leurs contenus et de leurs pratiques se pose donc de manière grandissante. Entre systèmes informatifs et dispositifs contraignants, les mesures les plus efficaces sont celles qui misent sur la responsabilisation des acteurs familiaux, de l’enfant aux parents, mais également des professionnels du secteur, du créateur aux distributeurs. Lire la suite.
La note d’analyse en question relance le sujet du jeu vidéo de fort mauvaise manière, en mettant en contraste le succès commercial du jeu vidéo et ses dangers potentiels (NDM : un sujet déjà abordé avec un parlementaire au cours d’un entretien à paraitre). La question de la régulation est, sans surprise, lancée « pour protéger les publics fragiles ».
Le contenu de l’analyse est en fait un mix de faits admis et de contre-vérités. Tous les poncifs du genre ont droit à leur moment de gloire : addiction, passage à l’acte, influence sur les plus jeunes, consommation intensive (= plus d’1h par jour), fait divers sud-coréens. On met au passage en doute l’intérêt de maintenir les sites PedagoJeux et JeuxVideoInfoParents. La seule image tirée d’un jeu provient de Postal 2. (Classant de fait l’analyse en 18+)
Quid des propositions ? Intensifier le travail de sensibilisation au système PEGI, rapprocher les sites internet officiels existants en un unique portail, développer des ateliers pratiques pour sensibiliser les adultes, expérimenter l’efficacité d’outils visant à diminuer les temps de connexion, procéder à une étude épidémiologique à l’échelon national sur l’usage excessif des jeux vidéo. Certaines sont louables – et l’intention l’est surement – mais le reste beaucoup moins. Le problème de ce type d’analyse, c’est qu’elles ne sont pas informées. Comment peut-on ne serait que valoriser les cliniques spécialisées chinoises quand on sait que l’une d’elle traite ses patients aux electrochocs et que l’Allemagne est lourdement anti-killerspiele ?
Tokyo Game Show




