Septembre 2007, Activision achète Bizarre. Novembre 2010, Activision vend Bizarre. 18 février 2011, Bizarre Creations, 17 ans, plein d’enfants, ferme. Les étapes s’enchainent, quatre ans comme quatre jour, d’un bout à l’autre, et quelques jeux. Blur, Blood Stone ; Blur.
J’ai toujours trouvé le mot « bizarre », comment dire, bizarre.
Les regards convergent. La société américaine renforce la prédominance de son rôle ; et l’image manichéenne du puissant, diabolique par essence, inaltérable, inarrêtable. « Screw You, Activision ». Qui s’en défend, et clame avoir essayé de revendre le studio. Puis redirige l’attention vers tous ces vautours qui ont attendu la fermeture du studio pour piller sa main d’oeuvre : Jagex, Codemasters, Microsoft. Ca balance.
Bizarre Creations, le studio qui n’avait pas de nom. C’est arrivé, juste pendant un temps. Ensuite, on sait : une histoire de grosse caisse, et la Dreamcast, corde sensible. Définitivement pas un studio comme les autres.
Les forces s’amenuisent de l’autre côté de la Manche et chez les nostalgiques. Refaire l’histoire et regretter, se rappeler les bons moments. La séparation est déchirante. On attend les beaux lendemains. Avec les créateurs parfois on se retrouve, parfois non. Alors on patiente. On ouvre une bouteille, bougies au vent : on a rendez-vous. T’entends, tête de citrouille ?
Bizarre, le mot citrouille.
Kudos, et à bientôt.
Vidéo : Farewell Bizarre…it’s been an absolute pleasure


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