Vite Vu : Catherine, jolie fille

Catherine, jolie fille, s’est décidée : ça sera l’Amérique. Séduisante, presque amicale, l’opportunité de mettre enfin les mains dessus en ce jour du 26 juillet. Atlus avait nié, pourtant. Avec un air bon enfant ils nous avaient dit « Catherine est jeu uniquement japonais et aucune sortie américaine n’est prévue pour le moment. Désolé ! » Les termes importants étaient : « Pour le moment ».

C’est qu’elle se fait désirer, dans l’actu. « Catherine nous montre une fort jolie touffe » « Catherine sort les gros obus ». Et puis le magnifique : « Catherine sexepatrie », à l’occasion de la bonne nouvelle. Extase ! Les mots, les émotions, maitrisés, cadenassés par des journalistes qui s’abandonnent à leur désir. Envolé le costume, disparue la bienséance. Bienvenue dans le monde des hommes purs, et vrais.

Presque, ça coulait de source, et Atlus ne s’est pas privé. La cible ? Pas les jeunes filles de moins de douze ans. Pas les plus farouches. Masculinité exacerbée, et 141 826 exemplaires en un éclair : les japonais montrent le chemin.

Pourtant, on sait le jeu difficile ; on le dit. Piège à cons(idération) ? Catherine, c’est quoi ? Un magazine porno ? Une petite amie ? Une passade ? Et loin derrière, un jeu ? On achète quoi, quand on se laisse influencer par les images, et qu’on oublie l’héritage ?

Atlus, avec tes jolies filles, tu fabules, mais surtout : t’en fais trop.

Au fond, c’est peut-être ce qui me plait chez toi.

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