Si vous le voulez bien aujourd’hui nous nous pencherons sur une problématique grave portant sur l’incroyable inutilité de nos alliés PNJ (Personnages Non Joueur – ou NPC en anglais). La formule « si vous le voulez bien » est ici utilisée par pure politesse et pour varier un peu mes introductions, qui ont toutes tendance à se ressembler. Car que vous le vouliez ou non, j’écrirais cette rubrique, et je suis incorruptible moi môssieur, et ce n’est pas les innombrables objets de valeurs envoyés par les éditeurs à chaque jeux qui diront le contraire.
Mais revenons à nos blaireaux. L’intelligence artificielle a fait de nombreux bonds en avant depuis ses débuts. En se perfectionnant, elle a appris à se cacher, lancer des grenades, éviter des obstacles sur sa route, voire même pour les plus sophistiqués, à vous caler une balle entre les deux yeux avec un pistolet à bouchon dans le brouillard à 300 mètres (comment ça un bug ?). Cependant il nous arrive encore régulièrement de pester contre nos alliés contrôlés par la machine. Si on nous les alloue dans le but louable de nous aider à notre lourde tâche en créant une puissance de feu supplémentaire, il leur a toujours été impossible de faire quelque chose de bien. Entendons-nous bien, pour tirer, ils tirent, mais toujours à côté, ou contre un obstacle, mais rarement ils ne font mouche avec la même sagacité déployé par l’IA d’en face qui ne nous rate pas. Et eux ne comprennent jamais qu’un rocher ne protège qu’une fois accroupi derrière, et non pas devant lui debout en regardant dans la direction opposé du front. Mais un de leurs gros soucis est aussi d’arriver à nous suivre entre deux échauffourées au travers d’un terrain surchargé. Combien sont restés lamentablement collés contre une poutrelle, ou n’arrivant pas à passer une simple porte car ils tentent de passer par le mur ? Et enfin que foutent-ils toujours sur notre passage ? Pourquoi diable dans leur petit cerveau binaire n’arrivent-ils pas à intégrer que l’encablure de la seule porte menant à la sortie n’est pas l’endroit idéal pour attendre et nous regarder avec leurs yeux vides de la moindre once de sophistication intellectuelle, et que si on essaye de passer en force en les poussant ça ne veut pas dire qu’il faut balancer un petit « let’s go boss » en courant contre nous. Et après ils s’étonnent qu’on les abattent.
Mais que leur est-il arrivé ? Pourquoi nos alliés n’ont-ils pas suivi le même développement technologique que nos ennemis ? N’y a-t-il donc pas de stage de perfectionnement commun ? Pourquoi, pourquoi pourquoi ?
Dans l’hypothèse numéro un, nous procéderons par déduction. Nous jouons souvent les gentils, dans 80% des jeux, et nous devons combattre des ennemis que nous appellerons « méchants » pour ne pas perdre ceux d’entre vous qui n’arrivent toujours pas à comprendre pourquoi 1 kilo de plumes équivaut à 1 kilo de patates fermentées. Or si les méchants nous paraissent bien plus futés que nos alliés, qui sont les gentils, alors cela veut dire que les méchants sont plus intelligents que les gentils. Et cette déduction explique ainsi Adolf Hitler, Michel Drucker, Jaques Chirac et Bernard Tapie. Mais toujours pas Joey Starr.
L’hypothèse numéro deux se veut plus terre à terre. Elle nous explique que si on trouve les méchants moins imbéciles, c’est tout simplement car on les tuent avant qu’il n’aient pu faire quelque chose de stupide, vu qu’ils n’ont pas pour but de nous suivre ou d’évoluer à nos côtés. De plus les alliés seraient bridés pour qu’il ne fasse pas tout le boulot à la place du joueur. Je n’apporte que peu de crédit à cette explication bien trop rationnelle.


