Blocks That Matter, y a pas que la taille qui compte

Blocks That Matter fit longtemps partie des jeux intriguants de ce début d’année. Produit chez nous – camembert qui coule et tâche de vin, faisons cliché – ce nouveau jeu...

Blocks That Matter fit longtemps partie des jeux intriguants de ce début d’année. Produit chez nous – camembert qui coule et tâche de vin, faisons cliché – ce nouveau jeu indépendant, pour l’heure uniquement disponible sur Xbox Live Arcade, est l’heureux bambin de Swing Swing Submarine. Un bambin avec un ADN assez particulier, en fait, puisque successeur spirituel de Tuper Tario Bros. J’avais essayé ce dernier il y a de cela quelque temps – j’adore cette expression – et avais apprécié la relative facilité avec laquelle les concepteurs avaient mélangé les principes de Super Mario Bros, comme son nom l’entend, et de Tetris – d’où le ‘T’ caractéristique. Assez court et plutôt conceptuel, ce dernier laisse aujourd’hui place à Blocks That Matter, un jeu commercial à part entière, long et prenant, qui en plus de s’inspirer de jeux fondateurs, leur rend hommage.

 

Blocks That Matter est, en apparence, un jeu de plates-formes plutôt classique, votre progression étant dépendante de la résolution des énigmes qui parsèment chaque niveau. Ce qui l’est moins est la possibilité d’altérer l’architecture des niveaux. Oh, pas énormément : juste ce qu’il faut ; l’histoire de quelques blocs, absorbés puis recomposés par le Tetrobot, « Tetro » figurant la seule règle imposée à la recomposition des blocs : ils doivent être par quatre.

 

Le postulat, dans le genre mise en abîme, est délicieusement décalé. En effet, les créateurs du Tetrobot sont Markus et Alexei, deux développeurs indé qui résident en Suede. Pour une raison que je vous laisserai découvrir, ces derniers vont devoir compter sur l’aide du Tetrobot, ce dernier bénéficiant régulièrement de nouvelles fonctions au fil de l’aventure (il s’agira très souvent de pouvoir récupérer un nouveau type de bloc). Les stages sont d’ailleurs particulièrement nombreux pour un jeu de cet acabit, et les plus courageux – ceux qui auront trouvé tous les blocs secrets – en débloqueront dix nouveaux, particulièrement vicieux, ou simplement moins sérieux.

 

Généreux, Blocks That Matter l’est au moins autant au niveau des musiques, qui ont bénéficié d’un soin tout particulier. Les compositions de Yann Van der Cruyssen, variées et nombreuses, accompagnent les variations rythmiques et thématiques des stages. On retrouvera certaines valeurs sûres, telles que la neige et la lave, cette dernière étant bien à propos pour détruire notre brave Tetrobot. Peut-être un des rares points ou je trouverais à redire – ça et les dialogues qui stoppent l’action – certains stages pardonnant difficilement l’erreur vous renverront plusieurs fois au début. La difficulté, inégale, est donc bien présente mais le jeu reste globalement accessible ; les thèmes offrent d’ailleurs des variations intéressantes sur la manière de progresser : construire des plates-formes avec exactitude, positionner un bloc de glace sur un interrupteur, faire brûler une chaîne de bloc en bois – façon Minecraft. Les types de blocs et leur différentes propriétés achèvent d’imposer au joueur un renouvellement certainement bienvenue, soustrayant de fait la simple possibilité de s’ennuyer.

 

Que cache d’autre, finalement, ce nom mystérieux, « Blocks That Matter », sinon un excellent jeu pour une somme très modique (240 MS, soient 2,88€) ? La volonté d’y intégrer des noms, une histoire. Chaque bloc secret, de ceux évoqués plus tôt, porte le nom d’un jeu renommé, du très ancien Pong au plus récent Minecraft. Des blocs qui comptent pour des jeux qui comptent. Swing Swing Submarine nous offre une excellente partition avec ce jeu de plates-formes, un genre qu’on nous refuse trop souvent dans les étalages. Mieux : ils nous offrent un jeu honnête, et avec du cœur.

Blocks That Matter paraîtra prochainement sur PC. Plus d’infos : SwingSwingSubmarine.com, @swingswingsub, BlogVIP sur Gameblog

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