Nos plus fidèles lecteurs auront reconnu l’intitulé de cet article, mais pour les nouveaux arrivants, voici en quoi consiste la chose. Les Carnets de Bord ne sont pas des tests à proprement parler, il s’agit d’une proposition que je vous fais, de suivre avec moi la découverte d’un jeu. Sans aucun recul, je vous livre à chaud mes ressentis sur l’aventure vécue quelques minutes auparavant. Aujourd’hui, le jour de la sortie du treizième volet de la saga Final Fantasy, je vous invite à découvrir le premier des trois carnets de bord consacrés au jeu. Bien que suivant le fil de ma partie, ces articles ne révéleront aucun aspect spoilatif du scénario. Et pour ceux qui souhaitent lire des articles écrits avec plus de recul, patience, ils arrivent aussi.
Final Fantasy est une appellation qui résonne d’une certaine façon pour chacun d’entre nous. Mais toutes les réflexions, craintes ou appréhensions qu’on peut avoir avant de lancer le titre sont instantanément effacées par l’ambiance, l’univers et l’aura que le jeu déploie des la première seconde. A ce stade déjà , j’ai presque envie de vous dire que FFXIII mérite d’être joué pour ce sentiment d’émerveillement. Combien de jeux peuvent se targuer de se faire attendre quatre années sans qu’à aucun moment la patience ne fonde ? Quelles sagas peuvent vous laisser la mâchoire décrochée avec seulement un écran titre ? Une poignée. Alors oui, les graphismes sont à tomber sous la terre (par terre c’est pas assez), mais à quoi bon ? Là , je ne vous parle pas de gameplay, de son ou de textures. Là , j’essaie au mieux d’exprimer le bouleversement que j’ai ressenti quand j’ai franchi le monde de Pulse. C’est dans des moments comme ça que je suis heureux d’aimer le média jeu vidéo. En quelques heures, ce treizième FF nous offre un univers si magique, si unique, si merveilleux qu’on se dit que l’Avatar de James Cameron, c’est pour les touristes. En gros, si vous décidez de jouer à FFXIII, vous prenez la décision de poser le pied dans un autre monde.
Mais pour que la magie opère, il ne faut pas voir le tour de passe-passe du magicien (super métaphore copyrightée par CouCou dans son article sur Heavy Rain). Concernant le début de l’aventure, ça marche. C’est avec plein d’étoiles dans les yeux qu’on arrive à déceler quelque chose. Bonne nouvelle, c’est de l’ambition qu’il s’agit dans ce début d’aventure. Tout est carré, bien expliqué et extrêmement maîtrisé. Les développeurs ont un but et ils nous le font très rapidement savoir. Ce Final Fantasy est le renouveau du JRPG et il n’a qu’un mot d’ordre : fluidité.
C’est un peu nul ce que je vais écrire, mais à l’image du monde actuel, tout va vite. Tout doit être fait avec ordre et logique : tout doit être fluide. A tel point qu’on doit vous assister pour y arriver (dans la vie et dans le jeu). Ce souhait est présent dans le soft absolument partout. Je vais être plus explicite en vous décrivant une séquence type de jeu. Vous vous déplacez dans des niveaux simples, sans tergiversations, sans embranchements, ni passages secrets, bref, vous l’aurez compris : tout droit. Pour avancer dans l’histoire, vous devez donc aller d’un point A à un point B. Il est donc impossible de se perdre ou de flâner, car de toute façon, il n’y a rien d’autre à faire qu’avancer. Pas de village, pas de magasin, non non, il faut tracer. Après un combat, la vie se régénère toute seule et je ne pense pas que c’est pour faciliter le jeu (ou juste un peu), non, je pense que c’est un choix fait dans cette optique de fluidité. Inutile de faire pause, de prendre une potion pour remettre tout le monde d’aplomb, c’est automatique. De même pour les Game Over, après avoir chu au combat, on vous propose de revenir directement avant la bataille mortelle, on vous évite donc de charger votre partie au dernier point de sauvegarde. Autre exemple, dans les sections où il y a des PNJ (personnages non jouables), il est impossible de s’arrêter pour taper la causette (pour discuter, pas pour frapper la serveuse). Les interactions avec les PNJ se font automatiquement, quand vous passez près de l’un d’entre eux, sous la forme d’une petite phrase apparaissant en bas de l’écran. Ce sont les développeurs qui choisissent quand votre attention doit être à l’histoire et quand vous devez vous arrêter pour suivre un dialogue. A tel point que parfois, j’ai eu le sentiment de ne pas avoir le contrôle tant on me guidait. Ainsi les commandes d’aides sont légion. Pour créer les Stratégies (le choix des jobs des perso pendant les joutes), les combos, absolument chaque aspect possède une commande associée pour ceux qui ne veulent pas se prendre la tête à tout faire eux-mêmes. Les temps de chargement, avant les combats, sont pour moi la seule ombre au tableau. Ce n’est qu’une seconde, mais vraiment, cette foutue seconde est réellement un échec. Aussi infime soit-elle, elle casse complètement tous les efforts alloués à cette fluidité. Ceci doit être de l’ordre de la technique, car je ne comprends pas pourquoi ils n’ont pu faire ce que FFXII avait brillamment réussi (sur ce point). Cette scission avant les joutes, nous renvoi directement dans les moules des RPG old school. Alors qu’on était pour l’instant en plein renouveau du jeu de rôle.
Avec tous ces points mis bout à bout, on obtient un tout très très dynamique. Le jeu est prenant et on n’a pas envie de lâcher la manette, car on est littéralement emporté par l’aventure. Mais j’ai ressenti comme un manque de profondeur. Je me trompe peut être, car à l’image du système de combat, on ne vous donne les clés pour tout cerner qu’au compte gouttes. C’est incontestable, FF XIII ouvre une voie. Représente un espoir même dans le futur du JRPG. Même si j’ai été happé par la maestria et l’univers déployé, la fin du DVD 1, me fait penser que ce FF n’est pas pour moi. Personnellement, j’aime passer mille ans dans les menus, j’aime fouiner pour trouver l’objet rare, j’aime vagabonder dans les villes, etc. Choses qui, au bout de 8 heures de jeu, étaient impossible.
Je terminerais ce premier Carnet de Bord par un peu d’amour. Lightning, l’héroïne de ce treizième chapitre, est tout simplement exceptionnelle. Si tous les personnages ont un intérêt, elle, est à part. Son look, son caractère, ses idéaux, tout concourt à faire d’elle est mon personnage de jeu vidéo féminin préféré. Espérons qu’elle ne me déçoive pas par la suite. Le reste du casting est pour le moment d’une grande qualité (à part Vanille que j’ai envie de tarter). Chacun représente un sentiment ou une vertu : le courage, l’amour (de couple et paternel), la peur, etc.. Ce procédé, très cliché, est pour l’instant très bien amené et on s’attache beaucoup à certains héros (Sazh, le clown pressenti, ne l’est en fait pas du tout, c’est un perso fort et touchant). En insérant le second DVD, on a qu’une seule envie, en savoir plus. Autant sur le scénario, qui bien que passionnant ne va pour l’instant pas plus loin que le pitch que tout le monde connait, que sur le système de combat ou l’évolution de la psychologique des personnages.
J’ai conclu ce DVD 1 avec des doutes sur la profondeur du système de combat, mais surtout sur la cible de ce FF XIII. Si à ce stade, sa qualité n’est pas à discuter, il est je pense, plus pertinent de se demander si ce jeu est pour vous. En fonction de votre expérience et de vos attentes en matière de RPG, il pourra être synonyme de salut ou d’apocalypse. Rendez-vous dans quelques jours pour la suite des ressentis à chaud (non, ce n’est pas un test), en espérant vous avoir fait décoller un peu du sol (de rage ou d’envie de jouer).













Deuxième jour de mon calvaire, hier était finalement une journée comme les autres, alors qu’aujourd’hui les billets et les tests de FFXIII commencent à pleuvoir un peu partout…
Et qu’il est dur de résister à la tentation de lire vos avis quand on sait qu’ils seront de toute façon écrits avec passion! Je vais tenir, au moins un petit mois, sisi je vais y arriver
Les personnages du jeu avec leur visage de poupée lisse, phantasmée, sans la moindre imperfection, ainsi que leur aspect androgyne me mettent mal à l’aise…
On dirait des robots, avec leur visage irréaliste ; ils font superficiels. Il manque d’humanité.
Le noir à la coupe afro(la flemme d’aller chercher son nom sur le net)est le seul qui a un physique qui me rassure : il a un physique normalement masculin et les traits du visage qui n’atteignent pas la perfection des autres. Il ressemble à un être humain normal.
Tu trouve Lightning belle ? Madison de Heavy Rain, avec son physique humain et réaliste me paraît bien plus belle et féminine que celle ci.
C’est bête de ne s’arrêter, entre autre, qu’au character design.
Mais ça ne me donne pas envie de me plonger dans l’aventure…
Je suis loin de ton enthousiasme et de ton entrain, j’en suis à la fin du DVD2, et ce jeu est une souffrance.
On en parlera plus tard. ^^
Premier DVD terminé pour moi. J’ai plutôt apprécié l’expérience. La direction artistique et la musique contribue beaucoup à ça. On se sent pris dans une aventure, même si je trouve la narration un peu bordélique et que la deuxième moitié du DVD est bien moins passionnante que la premières (maudit chapitre 4…).
Après, le système de combat a l’air intéressant, même si très limité pour le moment. Les persos sont sympa dans l’ensemble, même si aucun ne m’a encore tapé dans l’Å“il (ou l’inverse). Vivement que je puisse m’y remettre.
Pratique ces Carnets de Bord, on peut venir poster en allant :p
Bon pour l'instant je suis loin d'être transporté. En fait c'est tout comme dit dans le texte : j'ai très vite su que ça n'allait pas être pour moi. Je suis étonné qu'à ce stade tu aies bien aimé Lightning, parce je l'ai trouvé un peu ratée. En fait pas mal de personnage sont cliché, pour ne pas citer le gamin et le “héros”. Malheureusement c'est assez rédhibitoire dans beaucoup de RPG, et ce qui me dérange le plus dans un jeu comme FF XIII, c'est plutôt de voir les problèmes de caméra et les personnages courir comme des handicapés. On aurait pu penser que Square Enix n'en était plus là . Un bon point pour la musique, assez moderne.
Je trouve aussi que les personnages sont bizarrement modélisés. Rien à redire pendant les cinématiques, comme d'hab, mais l'héroïne a vraiment des bras et des jambes et baguette de pains, et une tête parfois curieuse. L'aspect lisse que tu évoques atteint son summum dans Star Ocean 4.
C'est Lightning est un peu anorexique, mais je sais pas pourquoi, j'ai accroché. Je la trouve pas spécialement sur-joué et elle représente mieux, à mon gout, la femme forte que Lara Croft.