Solitaire

Le casual gaming, considéré parfois comme une « nouvelle façon » de jouer ou d’aborder le média vidéoludique, tire ses sources dans ce qu’il y a de plus ancestral. Le but du casual gaming est d’être simple, accessible avec une replay value importante, bref un divertissement pour le plus grand nombre. Si certains pensent que ce dernier est venu par une certaine vulgarisation récente et purement mercantile de la part de la société de plomberie virtuelle, ce n’est pas tout à fait correct. Cela fait des années que vous et moi pratiquons le casual gaming !! Oui, honte à nous !! Alors aujourd’hui, pour ce que je considèrerai comme une expiation de mes fautes, je vais vous narrer l’histoire du casual gaming dans son plus simple appareil, le solitaire.

On dirait que je dis beaucoup « casual » mais en 128 mots, il n’apparaît que quatre fois… juste une impression mais je m’égare, je suis là pour vous parler technique, subtilité, finesse… vous parler d’un jeu de cartes quoi… Mais pourquoi le dénigrer à ce point si il entre autant dans les codes de cette classification. Alors avec entrain je vais vous parler de ma passion, le solitaire. Je ne vous parlerai pas de celui en bois ni même d’un jeu avec de vraies cartes. Non je vous parle du Solitaire Virtuel. Oui, le nom pourrait convenir à une terrible pathologie repérée chez l’adolescent pré pubère fanatique de MMORPG mais non, sept tas de cartes avec la première révélée et une pioche (ne voyez pas un objet quand je parle de pioche, on n’est pas dans un survival).

C’est toujours les mêmes gestes, d’abord un coup d’œil sur les possibilités offertes de base, et puis des cartes qui glissent sur le tapis, et puis une gorgée de… ou pas. Et là tout s’enchaîne avec passion, frénétiquement, des clics rapides sur le tas de cartes (j’arrête de dire pioche parce que je vais m’y perdre) les quatre piles où doivent retourner les couleurs se remplissent, mon meilleur score, je me croirais comme en transe, la souris à la main, prolongement naturel de mon esprit. Que de talent, que de technique, que de… que de… bloqué ? Emporté par ma série de rêve, me voilà face au mur, partie terminée sans en être venu à bout et pourtant, partie terminée au bout de 50 secondes ? C’est quoi ce jeu ? Je n’ai même plus de pioche pour tout casser.

Eh oui, le solitaire comme bien d’autres jeux du même genre, c’est de l’instantané, de l’intense, de l’éphémère mais pour employer des termes traditionnel, cela fait partie des jeux à la replay value la plus hallucinante. Mais le solitaire a su évoluer avec son public. Le solitaire c’est la prouesse technique avec des possibilités incroyables comme pour l’apparence des cartes. Classique, poissons, île paradisiaque, ou cosmonaute, il y en a pour tous les goûts et même pour les plus coquins d’entre vous sur certaines versions alternatives. Mais alors à quand le solitaire sur nos consoles ?? J’aimerais pouvoir vous l’annoncer mais malheureusement il y a une raison pour que ce soit avant tout sur PC. Comme bien des jeux, le solitaire est trop fin, trop beau pour nos machines et nous le devons aux plus grands programmeurs. Nous feront-ils un jour l’honneur de porter des versions plus modestes dans nos salons, mais des versions dignes du jeu en lui-même, c’est une question majeure qui j’espère trouvera sa réponse à la Game Convention ou au Tôkyô Game Show, après l’absence très remarquée du titre au dernier E3.

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