J’ai été agréablement surpris par ce jeu, je ne m’attendais pas à une telle claque ! Connaissant légèrement le comics de Marc Silvestry et son ambiance assez particulière, il fallait faire fort, très fort, pour que le jeu lui arrive à la cheville. Je me posais donc de multiples questions : comment respecter l’esprit de la BD ? Le jeu va-t-il verser dans le « politiquement correct »? Le choix (discutable) du héros est-il justifié ? Bref, il me tardait d’avoir mes réponses.
Jackie
Vous incarnez Jackie Estacado, petit-fils de l’ancien parrain de la mafia de New York. Ce dernier décédé, c’est votre oncle qui reprend les rênes de la Famille, faisant de Jackie son tueur à gages. Mais le jour de ses 21 ans, de petits différends vous opposent et votre oncle tente de vous tuer. Le Darkness prend alors possession de vous et la vengeance peut commencer. Le Darkness est une sorte de créature maléfique qui vous confère nombreux pouvoirs. Vos talents de tueur couplé à cette créature vont vous offrir l’opportunité de mettre un terme à la tyrannie de votre oncle ainsi que d’assouvir votre revanche. Mais toute chose à un prix…
Une des différences avec le comics et non des moindres, concerne le héros lui-même. En effet, du beau gosse musclé et constamment en costard, Starbreeze a opté pour un type plus “brute”. Les cheveux restent, mais fini le costard italien. Place au jean noir, au sweat et trench coat dans le même ton, ceci donnant à Jackie un look très urbain, qui somme toute colle parfaitement à l’ambiance du soft et aux lieux visités.
Âme sensible…
Justement parlons ambiance, car c’est le point fort de ce FPS complètement à part, très sombre, tant par sa réalisation que par son scénario. Jackie en verra de toutes les couleurs. Et je n’hésiterais pas à dire que certaines scènes resteront dans l’Histoire tant elles sont proches du cultissime. Tout y est réuni : musique, angle de vue, vibration de la manette utilisée avec beaucoup de justesse, etc. Bref, l’immersion est telle que le jeu prend une autre dimension. Ainsi the Darkness ne s’adresse pas à n’importe qui, mais réellement aux plus aguerris d’entre vous, certaines vidéos pouvant en choquer plus d’un.
Vous évoluerez dans le New York d’aujourd’hui, toujours de nuit, et votre soif de vengeance vous mènera vers des endroits aussi saugrenue qu’improbable (des vieux bains turcs, une ancienne bouche de metro, etc.). Vous aurez ainsi accès à toute une partie de la ville. Le metro jouera une place importante puisque la majeure partie des PNJ s’y trouve (anciens tueurs de la mafia, danseurs de hip-hop), chacun possèdent sa petite histoire. Ils vous inviteront à en partager un bout, rallongeant ainsi la durée de vie du soft, ces les sous quêtes vous prennant souvent pas mal de temps. Comptez cependant une grosse dizaine d’heure pour finir le jeu, et une petite quinzaine si vous tenez à tous faire.
Quelques Ombres au tableau
Le jeu n’est pas pour autant parfait. Le scénario est souvent flou et beaucoup de choses ne sont pas expliquées. C’est dommage, car le script est très prenant et vous tiendra en haleine tout du long. Poussez un peu ce dernier, quitte à rajouter une ou deux heures de jeu, n’aurait pas été un mal. De plus, quelques problèmes dans la jouabilité vous ferons avoir des crises de nerf. Notamment lors de l’utilisation de “l’ombre rampante” (un des pouvoirs du Darkness), qui vous permet d’envoyer une de vos créatures en embuscade pour se défaire de vos ennemis, pendant que vous êtes à l’abri. Cette bestiole est capable de grimper aux murs, de récupérer des objets, etc. Malheureusement, la jouabilité est souvent aproximative, et mes voisins se souviendront longtemps des cris de rage que j’ai poussé.
En conclusion, The Darkness n’est pas un jeu de seconde zone tout juste bon à faire patienter les fans de FPS jusqu’à le sortie de Bioshock, mais bel et bien un titre hors du commun qui mérite une place de choix dans votre ludothèque X360. L’ambiance est constamment oppressante, et la gestion de la lumière offre de nombreuses possibilités lorsqu’une difficulté vous fait face. En bref, on oubliera bien vite les petits défauts du titre pour s’attarder sur ses qualités, ô combien plus importantes !


