Alors qu’elle fête ses 24 ans d’existence, la série des Castlevania semble se porter au mieux. Traversant les époques en s’adaptant constamment, la saga mythique de Konami méritait bien son dossier. La sortie du dernier opus, Lords of Shadow sur PS3 et Xbox 360 nous donne l’occasion de revenir sur la quête des Belmont.
La trilogie NES (1986 – 1987 – 1989)
Akumajo Dracula
Le tout premier opus de Castlevania voit le jour en 1986 au Japon sur Famicom Disk System, sous le nom d’Akumajo Dracula. La série s’exporte vite en Europe, sous le sobriquet de Castlevania. Conçu comme un concurrent au Ghouls and Ghost de Capcom (Konami et Capcom était en guerre permanente à l’époque et chacun souhaitait répliquer aux licences de l’autre), la sortie hors des frontières nippones s’explique de façon assez simple. Son gameplay, axé sur un mélange équilibré entre action et plate-forme était abordable par tous. Ensuite, la série utilisait la mythologie du vampire comme toile de fond à son background. Les références à la culture occidentale, surtout européenne, abondait donc, ce qui en faisait un produit parfaitement adapté à l’import.
Ce premier opus met en scène Simon Belmont et prend place en 1691. L’héritier d’une célèbre famille de chasseurs de vampires doit pénétrer au sein du château de Dracula, afin de l’occire. Comble de malchance, le comte renait tous les 100 ans, un gimmick scénaristique qui donnera l’occasion à Konami de décliner sa licence sur bien des supports en créant une véritable storyline au travers des époques. Comme dis au dessus, le tout premier Castlevania propose un gameplay mixant action et plate-forme, Simon doit affronter de nombreuses monstruosités (chauve-souris, tête de méduse, la Mort elle-même, etc.) armé de son fouet magique (le célèbre Vampire Killer) tout en ramassant sur sa route de nombreuses armes secondaires (les classiques sub-weapons : dagues, haches, eau bénite, etc.). La dernière remarque concernant ce Castlevania, et qui sera valable pour bien des épisodes de la série, concerne sa difficulté, plutôt relevée, principalement à cause d’une maniabilité assez rigide.
Simon’s Quest
En 1987 sort la suite de ce premier Castlevania, toujours sur NES et toujours avec Simon Belmont pour héros. Après sa victoire sur le comte Dracula, Simon rentre chez lui en espérant passer le reste de sa vie tranquille. Mais 7 ans après, les premiers symptômes d’une malédiction apparaissent chez lui. Avant de trépasser, le comte lui avait légué un dernier présent. Simon doit donc retourner en Transylvanie armé de son fouet afin de rassembler différents morceaux du corps de Dracula pour le ressusciter, briser la malédiction et le ré-expédier aussitôt ad patres. Dès cette seconde déclinaison, le gameplay évolue considérablement. Cette fois-ci, l’accent est mis sur le côté aventure de la quête : Simon peut discuter avec les villageois, peut pénétrer dans les habitations et doit éviter de se déplacer de nuit, sous peine de voir débouler des monstres bien plus puissants sur sa route. La structure du jeu était donc bien plus ouverte et la difficulté sacrément corsée, une fois encore. Selon le temps que vous mettiez à finir votre quête, la fin pouvait changer du tout au tout. Parvenir à voir l’épilogue où Simon reste en vie demandait donc une solide connaissance du jeu et des nerfs à toute épreuve.
Dracula’s Curse
Castlevania revient sur NES en 1989 avec Dracula’s Curse. Le contexte historique est ici antérieur à celui des deux premiers opus et prend place en 1476. Vous incarnez alors Trevor Belmont, un autre descendant de la famille des chasseurs de vampires (ancêtre de Simon si vous avez bien tout suivi) qui repart donc à la chasse au Dracula. Il sera assisté dans son périple par Sypha Belnades (une magicienne, dont la famille côtoiera régulièrement celle des Belmont au fil des épisodes), Grant DaNasty, un pirate ivre de vengeance, ainsi qu’Alucard, le rejeton mi-humain mi-vampire de Dracula, bien décidé à stopper les agissements de son père. Cette variété des personnages se répercute évidemment dans le gameplay et l’ajout d’embranchements dans la progression contribue à faire de ce troisième opus le Castlevania le plus plaisant à jouer sur NES.
Remakes et adaptations
Ce dossier fera l’impasse sur les milliers de remakes et adaptations des épisodes de Castlevania au cours des âges pour se fixer sur les épisodes les plus représentatifs. Le tout premier opus connaitra par exemple pas mal de déclinaisons, chacune apportant de légères variantes dans le gameplay ou le style de jeu. Notons rapidement la sortie d’Akumajo Dracula sur arcade (Haunted Castle), sur MSX ou sur la console X68000 de Sharp (version qui sera portée sur PlayStation, sous le nom de Castlevania Chronicles). Castlevania premier du nom connaitra pourtant une adaptation archi-célèbre, sous le nom de Castlevania 4 (où comment embrouiller les joueurs) ou Super Castlevania, qui débarque sur Super Nintendo en 1991.
Castlevania 4 (1991 – Super Nintendo)
Pour fêter son arrivée sur la 16 bits de Nintendo, la licence Castlevania se pare de ses plus beaux atouts : en plus de graphismes superbes, la bande son de cet épisode restera également dans les mémoires. Castlevania 4 reste pour beaucoup de fans l’un des meilleurs titres du genre action / plate-forme à avoir vu le jour sur Super Nintendo. La maniabilité perd un peu de sa rigidité et il est maintenant permis d’orienter le fouet de Simon dans plusieurs directions différentes. Regorgeant de niveaux aux thématiques bien définies, ce titre recèle son lot de moments forts, mettant souvent à profit le fameux mode 7 de la console, qui permet des rotations et déformations de sprites, impressionnantes pour l’époque. Il est également permis au joueur d’utiliser le Vampire Killer comme un grappin, ce qui dynamisera encore plus les séquences de plate-forme. Sans conteste, cet opus a marqué son époque et les joueurs qui s’y sont essayés. A noter qu’il s’agit ici de la source principale d’inspiration de Dave Cox et du studio espagnol Mercury Steam pour Lords of Shadow.
La trilogie GB (1989, 1991, 1998)
Castlevania va également s’attaquer à la Game Boy avec trois titres. Si le premier (Castlevania Adventure (1989) ne restera pas dans les mémoires du fait de sa réalisation franchement limite et sa maniabilité atroce, son successeur (Castlevania : Belmont’s Revenge – 1991) saura déjà faire mieux. Ces deux jeux narrent les péripéties de Christopher Belmont, au prise avec le comte Dracula une première fois en 1576, puis 15 ans après, cette seconde fois pour porter secours à Soleiyu, le fils de Christopher. Le deuxième opus GB va se singulariser par la présence de 4 châteaux à traverser, dans l’ordre choisi par le joueur (un peu comme dans un Megaman en fait). A noter que le Castlevania Adventure va servir de base à l’opus Rebirth sorti récemment sur le WiiWare.
En 1998 sort Castlevania Legends, qui raconte les aventures de Sonia Belmont, partie défaire le Mal en l’an de grâce 1450. Sonia est la seule représentante féminine de la famille des Belmont. Elle sera choisie pour incarner le personnage principal de l’opus Dreamcast (dont nous reparlons plus bas) et était considérée, jusqu’à Castlevania Lament of Innocence, comme la première chasseuse du clan. Si le jeu reste agréable à jouer et s’impose sans mal comme le plus plaisant disponible sur GB, c’est surtout de par son scénario qu’il s’est mis en avant. Pour affronter Dracula, Sonia pourra compter sur l’aide d’Alucard. La fin du jeu dévoilant notre héroïne portant un nouveau-né dans ses bras laisse à penser qu’Alucard est bien le père de Richter Belmont. Et oui, Castlevania, c’est Dallas en Transylvanie.
Rondo of Blood (1993 – PC-Engine) – Vampire Kiss (1995 – Super Nintendo)
Un épisode de Castlevania va également débarquer sur le lecteur CD-rom de la PC-Engine. Son nom ? Castlevania Rond of Blood. D’emblée, ce titre se démarque de par l’apport du hardware de la machine de NEC. Le CD-rom permet à la série de Konami de tutoyer de nouveaux sommets, aussi bien du côté des graphismes que de la musique. Une introduction animée et des voix digitalisées ont même permis de convaincre les derniers sceptiques. Cet opus vous propulse en Transylvanie en 1792. Richter Belmont est le nouveau chasseur de vampires en titre. Dracula, encore une fois revenu à la vie, va kidnapper la promise de Richter, la belle Annette, histoire d’énerver encore plus notre Belmont. C’est accompagné de Maria Renard, la petite sœur d’Anette, que Richter va parcourir les terres dévastées de Transylvanie pour occire le comte. Au-delà de son esthétique irréprochable, Rondo of Blood se distingue par la qualité de son gameplay. Si des innovations apparues dans Super Castlevania 4 ne sont pas reconduites (notamment la gestion du fouet plus souple), cet opus se distingue néanmoins par son côté épique et sa richesse (la quête des 100% pour chaque niveau apparaît pour la première fois). Cet épisode représente donc la quintessence du versant action / plate-forme de la saga, aux côtés de Castlevania 4. Le titre a été adapté quelques années plus tard sur Super Nintendo, sous le titre de Vampire Kiss, qui propose une version inférieure en tout point à l’aventure de base. Si vous souhaitez redécouvrir ce monument du jeu vidéo, sachez qu’il a été ré-adapté en 3D (mais toujours avec un gameplay 2D) sur PSP (Castlevania the Dracula X Chronicles, qui comprend en plus la version originelle PC-Engine, ainsi que Symphony of the Night).
Vampire Killer (Bloodlines) (1994 – Megadrive)
La licence Castlevania s’attaque enfin aux consoles SEGA, pour le plus grand bonheur des aficionados de la chasse aux vampires. L’opus Megadrive, qui voit le jour en 1994, se démarque grandement de ses prédécesseurs. Déjà, il propose de choisir entre deux héros : John Morris (un descendant de la branche américaine des Belmont, véritable clin d’œil au livre Dracula de Bram Stoker et donc au film de Coppola) et Eric Lecarde, un noble qui se bat avec une lance. Le scénario prend place ici en plein Première Guerre mondiale et voit Elisabeth Bartley, la nièce de Dracula, tentait de ramener son oncle à la vie. Nos deux héros vont donc devoir traverser l’Europe (notamment la France et Versailles) pour tenter de contrecarrer les plans de la comtesse au cours d’un voyage qui surprendra les joueurs de par le dépaysement qu’il procure (on ne reste pas confiné dans un château, mais on passe par la Grèce, l’Allemagne, l’Italie, etc.). Au final, on obtient donc un très bon titre, très jouable et assez original. Les fans de SEGA sont donc comblés et Michiru Yamane fait ici ses premiers pas en tant que compositrice de la saga. On le retrouvera notamment aux commandes de la bande son mythique de Symphoy of the Night.
Symphony of the Night (1997 – PlayStation ; 1998 – Saturn)
Cet épisode voit le jour sur PlayStation en 1997 et marque une rupture considérable avec ses prédécesseurs. C’est avec cet opus que Koji Igarashi (dit IGA) intègre un poste à responsabilité au sein de la team de Konami affectée aux Castlevania. Il n’aura alors de cesse de créer une véritable chronologie cohérente pour la saga, allant jusqu’à exclure certains opus de la storyline « officielle » de la série. Mais revenons à Symphony of the Night. Épisode mythique s’il en est, cet opus a choisi de bouleverser les codes de la série. On passe donc d’un univers moyenâgeux / européen à quelque chose de plus gothique et romantique. Les personnages évoluent du statut de grosse brute barbare à celui d’androgyne raffiné. Enfin, le style de jeu bascule de l’action / plate-forme vers l’action / exploration / RPG. Adoptant une structure proche de Metroid (on parle même de Metroidvania), SotN place donc le joueur sous les traits d’Alucard, plus classe que jamais, dans un grand château. Il est possible de l’explorer à sa guise, mais certaines parties de la demeure ne seront accessibles qu’une fois certaines capacités obtenues (double saut, transformation en chauve-souris, etc.). L’exploration prend donc tout son sens, d’autant que le château regorge de salle secrètes, qu’il faudra découvrir pour atteindre les fameux 200,7% de complétion. Le côté RPG se distingue de par l’apport d’équipements particuliers pour le personnage (armes ou habits) qui influent sur les statistiques et les capacités d’Alucard. En plus de son scénario travaillé, SotN brille surtout par l’ambiance qu’il dégage (bien aidée par les compositions de Yamane) et la classe des protagonistes (le character design est signé Ayami Kojima). L’histoire prend d’ailleurs place juste après Rondo of Blood : le début de SotN met même en scène le combat final opposant Richter et Dracula ! Ce titre est en tout cas à l’origine de la nouvelle identité de la saga, qui se déclinera sur GBA et DS.
Le duo Nintendo 64 (1998 et 1999)
Avant de passer aux opus portables, attardons-nous sur quelques épisodes singuliers. Pour fêter son arrivée sur Nintendo 64, la saga Castlevania décide de faire le grand saut en s’attaquant à la troisième dimension. Suivront donc deux volets, très décriés, qui lorgnent d’avantage vers le jeu d’aventure / action (un Zelda en plus bourrin en quelque sorte). Castlevania 64 et Legacy of Darkness partagent une origine commune. Le second n’est en fait que la version originelle du premier, voulue dès le départ par Konami. Mais pour des raisons économiques, il a été décidé que Castlevania 64 sortirait d’abord, amputé de deux chapitres distincts. Ce premier titre met donc en scène Reinhardt Schneider et Carrie Belnades (le premier est supposé descendant des Belmont et Carrie partage sans doute un lien de parenté avec la Sypha Belnades de Dracula’s Curse). En dépit de sa maniabilité atroce et de son niveau technique insuffisant, je dois confesser avoir apprécié cet épisode Nintendo 64. S’il m’a fait péter quelques câbles, tant certains passages sont crispants, j’avoue ne pas le considérer comme indigne de la saga, à contrario de pas mal de fans. L’épisode Legacy of Darkness reprendra le gameplay et la structure de l’épisode 64, en rajoutant deux nouveaux scénario à l’aventure, antérieurs à ceux de Reinhardt et Carrie.
Castlevania Resurrection
Un petit mot rapide sur un projet avorté : celui de porter la saga Castlevania sur Dreamcast. Des vidéos sont visibles sur le net et cet opus devait mettre en scène Sonia Belmont. Il sera annulé en raison du succès mitigé de la dernière machine de SEGA le jour où la PlayStation 2 fut dévoilée…
La trilogie GBA (2001, 2002 et 2003)
Souhaitant surfer sur la vague initiée par Symphony of the Night, la Game Boy Advance a accueilli trois épisodes de Castlevania, à la structure quasiment identique et au rythme de production industriel (un épisode par an, à partir de 2001). Chaque opus se distingue par l’époque à laquelle il prend place, ainsi que par les très légères variations du système de jeu. Ainsi, Circle of the Moon, bien qu’assez rigide, a su remporter les suffrages, en raison de sa place dans le line-up de sortie de la GBA. Harmony of Dissonance débarque un an plus tard et dévoile un contenu plus riche et profond que son prédécesseur. Ayami Kojima revient aux affaires en créant des héros d’une classe peu commune (Juste Belmont paraît être le portrait craché d’Alucard). Enfin, Aria of Sorrow est, à mon goût, le plus intéressant des trois, voire l’un des meilleurs opus « exploration / RPG », aux côtés de Symphony of the Night et Order of Ecclesia. Son scénario déjà, dévoile de nombreuses surprises au joueur et le système de jeu ensuite, qui permet au héros de récupérer les âmes de ses ennemis pour en utiliser les pouvoirs, est absolument parfait. Un chef d’œuvre. Au final, ces trois épisodes GBA ont su rallumer la flamme dans le cœur des fans. Si le concept n’évolue que par petites touches, il devient difficile de faire la fine bouche, tant le feeling 2D de ces softs semble anachroniques à cette époque.
L’époque PS2 (2004 et 2006)
Une fois encore, le passage à la 3D ne se fait pas sans mal, ce qui permet toutefois au gameplay propose à la série d’évoluer. Lament of Innocence se pose donc comme un beat them all / exploration pêchu et très sympathique. Le héros, Léon, apparaît comme initiateur de la lignée des Belmont et le scénario nous propose de revenir aux sources du conflit qui les oppose à Dracula. L’origine du Vampire Killer est même contée ! Vous l’avez compris, cet opus s’impose comme un incontournable pour tous les fans de la saga. Il s’avère très plaisant à jouer, même si la décision d’avoir séparé les 5 niveaux du jeu comme autant de sections indépendantes tranche un peu avec ce à quoi nous étions habitués. Curse of Darkness applique le gameplay de Lament of Innocence en reprenant une structure plus complexe, où chaque niveau se retrouve entremêlé aux autres. Une manière comme une autre de tenter de concilier le concept des Metroidvania avec une représentation 3D. Le système de jeu est intéressant et propose l’utilisation de familiers (des monstres soumis à vos ordres, qu’il faudra faire évoluer) comme appui au héros, qui n’est ici pas un Belmont. Même si la réalisation n’est pas au top, ce second opus PS2 s’impose aussi comme un très bon titre, dont le scénario fait directement suite au Dracula’s Curse de la NES !
La trilogie DS (2005, 2007 et 2008)
Pour en finir avec cette rétrospective (je passe sous silence le très mauvais Castelvania Judgment, simili-jeu de baston sorti sur Wii ou Harmony of Despair, sorti il y a quelques semaines sur XBLA et PSN, témoins d’une diversification qui a pu en lasser plus d’un), intéressons-nous aux opus DS. A la manière de la GBA, la DS accueillera aussi ses 3 rejetons de la licence. Et encore une fois, la recette ne varie pas d’un iota, en dupliquant la formule du Metroidvania qui a maintenant fait ses preuves. Si le premier épisode, Dawn of Sorrow poursuit l’aventure initiée dans Aria of Sorrow et passe pour un opus un peu fainéant (d’autant que le character design, revisité à la sauce manga, n’est pas franchement à la hauteur), le second titre, Portrait of Ruin, tente d’apporter sa pierre à l’édifice en permettant au joueur de contrôler simultanément deux personnages, tout en tissant des liens scénaristiques intéressants avec l’opus Megadrive. Enfin, Order of Ecclesia, le dernier du lot, reste le meilleur des trois et s’impose grâce à son design sublime et son système de jeu génial. Si vous souhaitez en apprendre plus, je vous renvois vers le test dédié.
Comme nous l’avons vu dans cette rétrospective, la série Castlevania a su avec brio traverser les âges, en s’adaptant à son époque. Cette capacité de réaction a permis à la série de Konami de perdurer pendant plus de 20 ans, contrairement à d’autres licences lancées à la même époque. Et pour répondre à la problématique actuelle, Konami a décidé de provoquer une troisième révolution en confiant le développement de Lords of Shadow aux européens de Mercury Steam, sous le patronage de Hideo Kojima. Nous saurons mercredi si la pari s’est avéré payant avec le test de ce dernier opus.








