Retro Megadrive vol.2

Le MEGA-CD était capable de gérer un ersatz de mode 7, avec également des fonctions de distorsions et de rotations. Mais les éditeurs étaient très timides sur la console de SEGA, préférant saupoudrer des jeux MEGADRIVE cartouches de quelques effets, plutôt que de développer à proprement dit des titres spécifiques. Pourtant, SEGA, voulant prouver l’avantage du CD commença à sortir des jeux en Motion Vidéo, c’est-à-dire des jeux utilisant des vraies images vidéos (réelles ou dessins animés). En ce qui concerne les jeux en dessins animés, on vit apparaître des adaptations de « Dragon’s Lair », le cultissime « Road Avenger »etc. Ces jeux avaient la spécificité de ne pas être totalement interactifs, mais demandaient aux joueurs d’appuyer sur le bon bouton d’action ou de direction, au bon moment afin de continuer l’histoire qui défilait comme un film. Une seconde génération de jeux en Vidéo allait alors voir le jour, dont un très célèbre jeu, créé par SONY : Ground Zero Texas. Dans ce jeu, on pouvait se déplacer sur des cartes de lieu en lieu et tirer sur les ennemis grâce à une cible dirigée au stick, mais aussi exécuter quelques actions sommaires, mais l’interactivité était renforcée, ce qui était l’objectif. On vit alors débarquer des jeux très intéressants dans le même style : Switch, Night Trap, Mad Dog Mc Cree, etc…

Mais le temps passait et une société commençait à parler d’une machine de jeux nouvelle génération, qui serait sur le point de sortir : La Playstation. En effet, au départ, SONY travaillait pour le compte de Nintendo qui voulait créer un équivalent au MEGA CD pour sa console Super Nintendo. Finalement, ce lecteur ne sortira jamais mais SONY utilisa du coup son expérience pour se mettre à son propre compte et essayer de prendre une part du gâteau jalousement partagé majoritairement par NINTENDO et SEGA.

SEGA commit alors une erreur stratégique en voulant se battre sur 2 flancs à la fois : d’une part développer une nouvelle console avec une architecture 32 bits et CD (La SEGA SATURN) et d’autre part, développer une nouvelle extension pour la MEGADRIVE, permettant de faire passer celle-ci dans une toute nouvelle ère, l’ère 32 Bits. J’ai nommé, le 32X.

Le 32X promettait beaucoup sur le papier. En effet, en clipsant ce «champignon» sur la mégadrive, celui-ci offrait une palette de couleurs utilisables impressionnante pour l’époque, mais surtout, une gestion de mode 3D jamais vue auparavant. Le souci de l’époque était que le 32X était compatible avec les jeux cartouches, mais également avec le MEGA CD. Les éditeurs se sentirent un peu perdus face au choix de développer soit un jeu sur MEGADRIVE simple, soit sur MEGA CD, soit sur 32X cartouche, soit sur 32X CD. Du coup, beaucoup choisirent la première solution et très peu de jeux furent développés sur 32X. Pourtant, au niveau technique, tout était prêt. La conversion du titre de F1 de l’époque « Virtua Racing », véritable carton en arcade, était très fidèle et l’on pouvait voir la différence entre le jeu MEGADRIVE classique et le jeu MEGADRIVE 32X, bien plus beau et bien plus fluide. Cependant, le coût total était trop énorme puisque il fallait acheter une mégadrive, qui coûtait à l’époque aux alentours de 200€ puis, un méga CD, aux alentour de 300€ et enfin le champignon 32X, aux alentours de 120€. SONY sortit alors sa PLAYSTATION et SEGA décida de sortir prématurément la SATURN. Le développement sur MEGACD et 32X fut alors stoppé au profit de la SATURN.

Parmis les accessoires sortis sur MEGADRIVE, on peut aussi noter un modem, jamais sorti en Europe, qui permettait aux japonais et aux américains de télécharger des jeux directement sur leur console, grâce au système SEGA TV. Cette expérience fut assez vite stoppée. Un pistolet sortit pour contrer le NINTENDOSCOPE. Le MENACER était plus un gadget qu’un véritable accessoire, puisqu’il n’y eut que 3 ou 4 jeux développés pour lui.
Un stick arcade vit bien évidemment le jour et fut très apprécié des joueurs qui retrouvaient les mêmes sensations que sur les jeux SEGA auxquels ils jouaient en arcade, dans les salles de jeux.

La MEGADRIVE est sans aucun doute la console qui a le plus marqué la génération SEGA, grâce à un catalogue très varié et de qualité.

Seb